Blankenberge : ce 15 août, la police est encore intervenue en masse et a arrêté 4 supporters

Le souvenir des événements du week-end dernier (le 8 août, qui avait vu des interventions de police musclées sur la plage et sur la digue, ainsi que la naissance d’un certain racisme menaçant sur internet, dénoncé par d’autres) est encore bien présent dans les esprits. Ce 15 août, une fois encore, la police est intervenue de façon musclée, en masse… pour seulement quatre personnes.

Ce samedi soir, des témoins présents à Blankenberge ont alerté RTL pour signaler une intervention de la police sur place. Les forces de l’ordre de cette ville côtière ont “encerclé un groupe de personnes membres des Hells Angels” nous apprend le média. Les Hells Angels ce sont des supporters de foot.

Par ailleurs, les journaux Het Nieuwsblad et Het Laatste Nieuws ont précisé qu’il ne s’agissait pas seulement d’une intervention (très massive avec des dizaines d’agents de police) mais qu’il y avait aussi eu, ce samedi 15 août au soir, quatre personnes arrêtées à Blankenberge et placés en cellule de dégrisement. Selon ces mêmes médias néerlandophones, il s’agit de “membres du noyau dur des supporters du Club de Bruges” (ou des “ultras” comme l’écrit RTL). D’après les informations publiées, il y aurait eu une “altercation entre ces supporters de football et le petit groupe de Hells Angels sur fond de consommation excessive d’alcool”.

Différence de traitement politique et médiatique avec les jeunes des quartiers

La question se pose : pourquoi le traitement médiatique n’a-t-il pas été le même pour ces événements avec des supporters du club de Bruges alcoolisés qu’avec les jeunes des quartiers ? Bien que les événements n’aient eu lieu qu’hier, cette information apparait moins sensationnelle que celle du précédent week-end, et semble plus tolérée. C’est aussi l’avis de certains internautes.

Nous avions constaté en effet que, le week-end dernier, dès les événements, un profilage à l’entrée de la gare avait été mis en place et ce, dès l’arrivée de chaque train, par la police. Le porte-parole de la police de Blankenberge avait déclaré qu’il était prévu de renvoyer chez eux “ceux qui avaient un profil similaire aux fauteurs de trouble de la veille,”. Il avait parlé de “amoks” (“individus avec une rage incontrôlable”).

Il ne semble pas en être autant pour les supporters de foot.

La même question peut être posée au ministre de l’Intérieur Pieter De Crem. Va-t-il convoquer une commission pour se pencher sur ce problème et éventuellement leur interdire l’accès aux plages (“les punir”) ? Y a-t-il un traitement différencié, un deux-poids-deux-mesures, entre les jeunes des quartiers populaires et les supporters de foot (de Bruges ou d’ailleurs) ?

Nous n’avons pas d’informations concernant le comportement précis que ces jeunes supporters de foot ont eu hier vis-à-vis de la police mais au vu du nombre conséquent de policiers venus sur place, il semble qu’il ait été au minimum tendu. Quand sera-t-il du traitement judiciaire de ces derniers ?

Voici la vidéo des événéments du 8 août dernier qui avaient suscité tant de remous médiatique et politique.