Turquie : après une “dispute”, il met de l’essence sur sa compagne et la brûle

Dans un article récent, nous avions évoqué les féminicides en France et en Belgique déjà survenus en 2020, après qu’un jeune homme à Grenoble en France et roué de coups sa compagne. Comme les violences à l’égard des femmes ne connaissent pas les frontières, un nouveau cas de féminicide a eu lieu en Turquie, cette fois. Un jeune homme de 22 ans du nom de Soner Durgun a versé du carburant sur Merve Yeşiltaş, 31 ans. Ensuite, il lui a littéralement mis le feu après qu’ils auraient eu une “dispute” le 10 août. Les deux vivaient ensemble, selon les médias locaux, comme le dit le journal Hurriyet Daily News.

C’est un nouveau féminicide, donc, qui a eu lieu. La femme a succombé à de graves blessures après avoir été incendiée par un homme avec qui elle aurait vécu dans la province de la mer Noire du district de Fatsa à Ordu. C’est le dernier féminicide en date en Turquie.

Le jeune homme a tenté de se suicider ensuite. En effet, Durgun s’est lui-même enflammé lui aussi et est maintenant dans un état critique dans un hôpital. Les deux ont été emmenés à l’hôpital après que leurs voisins aient signalé l’incendie aux autorités. La femme est décédée.

235 féminicides en 2020

Le meurtre de Yeşiltaş survient après que 235 femmes ont été tuées par des hommes en Turquie cette année.
Environ 235 femmes ont été assassinées cette année, selon Anıt Sayaç, une épitaphe en ligne qui reprend toutes les femmes assassinées par des hommes dans le pays.

“Les féminicides en Turquie sont devenus une épidémie contre laquelle les groupes féministes affirment ne pas être suffisamment combattus”, peut-on lire dans le journal Hurriyet Daily News.

Les groupes de défense des droits des femmes et les féministes exigent que la Convention d’Istanbul, un traité du Conseil de l’Europe qui oblige les États membres à lutter contre la violence faite aux femmes, soit pleinement mise en œuvre dans le cadre de débats auxquels la Turquie pourrait se retirer.
Dans un pays où des centaines de femmes sont tuées chaque année, les groupes ont déclaré qu’il était inacceptable que le pays se retire de la convention.

Le nom de Yeşiltaş était un sujet de tendance sur Twitter le 11 août, avec des dizaines de milliers de tweets de colère contre les féminicides qui sont devenus une réalité quotidienne dans le pays.