Maltraitance animale : un cheval à touristes est mort sous une canicule de 36 degrés (PHOTOS SENSIBLES)

Pour beaucoup, c’est une honte nationale et ça ne passe plus. Un cheval qui tirait une calèche pour touristes est mort d’épuisement au sein du Palais royal de Caserte dans le sud de l’Italie, a fait savoir le journal La Repubblica. L’aninal promenait des visiteurs (amateurs de ce genre de pratiques, dénoncées par d’autres que de la maltraitance animale et de l’exploitation cruelle) dans le parc du palais. Il s’est effondré et est décédé à cause de la fatigue et de la chaleur de 36 degrés. Les photos de la scène ont été diffusées sur les réseaux sociaux, provoquant une vive émotion en Italie et au-delà des frontières, notamment en France et en Belgique, comme l’a fait savoir le journal Le Parisien.

Au mépris du bien-être animal, des commerçants du secteur touristique font faire le tour du Palais royal en calèche, parce que, selon Le Parisien, c’est “l’une des attractions préférées des visiteurs de Caserte (près de Naples)” et ce “même si elle peut fatiguer les chevaux”. Le poids de ces véhicules est extrêmement lourd, sans compter que ces calèches peuvent accueillir jusqu’à cinq personnes, dont le conducteur.

Une enquête a été ouverte par la justice italienne

Qualifiée de « honte nationale » par la députée Michela Vittoria Brambilla, citée par La Repubblica, l’affaire a fait grand bruit en Italie. De nombreux élus écologistes ont demandé l’arrêt de l’utilisation d’animaux pour transporter les animaux, en particulier lorsque la chaleur est intense. L’élu écologiste Francesco Borrelli a annoncé que son parti Europa Verde, allait poursuivre le propriétaire de la calèche.

Le Parisien nous apprend que “d’après les informations des médias italiens, le cheval décédé n’était pas apte à travailler pour la société de transport de chevaux qui a la concession dans le parc. Ce jeudi, le parquet de Santa Maria Capua Vetere a ouvert une enquête sur les circonstances de la mort du cheval qui sera autopsié, toujours selon un autre article de la Repubblica“.

La justice italienne cherchera à comprendre les causes exactes de la mort de l’animal et les conditions dans lesquelles il a été traité afin d’identifier d’éventuelles responsabilités. Le chemin du bien-être animal est encore long, semble-t-il dans ce pays comme ailleurs dans le monde.