Blankenberge : entre racisme et violences policières, voici les faits qui ont lieu le 8 et le 9 août (VIDEO)

Les événements du 8 août dernier ont fait couler beaucoup d’encre et ont été largement commentés sur les réseaux sociaux. Plusieurs choses ont été observées, mises en lumière et remarquées. Notamment parfois des faits qui ont été qualifiés de racistes (par certains). La description des médias dits traditionnels ont aussi été critiqués pour ne pas avoir, toujours selon certains observateurs sur internet, évoqué les débuts de la bagarre sur la plage, notamment les altercations entre “flamingants” et personnes racisées, avant que la police n’arrive.

La question du comportement des jeunes qui ont subi la répression policière n’est pas au centre de l’article. Leurs comportements ont pu être abusifs à certains moments (notamment sur la plage) mais la police a été critiquée pour son attitude et c’est ce qui est le sujet de l’article ici.

Racisme potentiel

D’après une témoin direct (dont nous gardons à ce stade l’anonymat) recueilli par ODP news, il y aurait eu, sur la plage une première dispute entre d’une part les familles, composées de personnes racisées et d’autre part des personnes “proches des thèses flamingantes”. Ces dernières personnes auraient tenus des propos racistes à l’égard des personnes qualifiées “d’origine étrangère”.

On peut toutefois observer, à la 3min03 dans notre vidéo ci-dessous, qu’un jeune “blanc” qui s’énerve n’est pas violenté par la police, il est même accompagné avec une certaine gentillesse. Quelques secondes plus tard (à partir de 3min16 dans la vidéo), une personne jeune, noire (c’est à préciser dans ce cas), n’a pas eu droit au même traitement : elle a été étranglée, violentée et jetée par terre. Le constat est là.

Le comportement de la police a divisé les avis sur les faits

Il faut savoir que des mineurs ont été arrêtés. Trop, pour certains qui estiment que les mineurs doivent se voir appliquer des traitements corrects et modérés, du fait simple de leur âge.

Une question qui se pose aussi est le comportement de certains secouristes. Ils ont accompagné, parfois mais à plusieurs reprises, les policiers dans les arrestations (notamment à 4min09 de la vidéo). L’un d’eux a même été jusqu’à poser son genou sur le coup d’une personne arrêtée, pendant qu’elle était allongée et maintenue à terre par d’autres policiers. Des critiques ont été faites disant que ce n’est pas le rôle de ce corps de métier d’assister ne fut-ce qu’un peu la police. “Ils sont au contraire là pour sauver des vies”, a-t-il été dit sur internet.

Photo de Vargas Casa Casa.
Capture d’écran prise sur Facebook – Vargas Casa D.

Dans la vidéo, à 6min20, on voit un des secouristes, habillés en rouge et orange, tenir un genre de matraque en bois. La question de leur rôle est aussi posée, également.

En outre, au début de notre vidéo, une personne racisée a été poussée par un autre. “Pourquoi n’a-t-il pas été arrêté ?”, se demandent certains.

Présentation des faits par les médias

Pour des personnes ayant commenté les faits sur internet, les médias dits “traditionnels” ont trop peu évoqué ce qui a mis le feu aux poudres ce 8 août : le potentiel racisme de flamingants à l’égard de familles et de jeunes qu’on dit racisés. Les médias n’ont pas suffisamment donné la parole à ces jeunes incriminés (et ça a donné les images qu’on a vues).

Ces mêmes médias ont dû essuyer des critiques du fait de ne pas avoir rapporté assez ce que des internautes ont appelé “chasse à l’homme” de la police, qui est intevenue à droite à gauche, parfois sur des gens qui n’étaient lié à aucune altercation.

L’interdiction de venir à des jeunes “ressemblant aux amoks” par la police dès la sortie du train à la gare n’a pas suscité des questionnements médiatiques. Y avait-il là du profilage ethnique ?