Belgique : les contrôles du port du masque vont se multiplier

Des contrôles renforcés vont se faire dans les gares de toute la Belgique, mais aussi sur les quais et à l’intérieur des trains. Il s’agira de vérifier le respect du port du masque… avec amendes à la clé. Après la campagne #movesafe, l’affichage en gare et dans les trains, les annonces sonores, les messages sur les réseaux sociaux et de son personnel, la SNCB passe dès ce mercredi 8 juillet à l’étape supérieure : la répression.

Selon les jours, 300.000 ou 310.000 navetteurs voyagent au quotidien avec la SNCB. C’est 30% de la fréquentation des trains habituelle (qui était de 448 000 voyageurs/jour), d’avant la crise sanitaire dûe au Covid-19. Ce chiffre, néanmoins, augmente chaque semaine. Raison probable pour laquelle les contrôles vont s’intensifier sur tout le réseau ferré belge. Il a été déclaré que ces contrôles auront pour but de protéger la santé collective mais la question d’une campagne économique se pose également. Cela sera-t-il aussi pour remplir les caisses de la SNCB ?

Avec la saison estivale, il y a davantage de déplacements pour la détente et les loisirs. La fréquentation des trains augmente. La SNCB a donc indiqué ce mardi 7 juillet, une alliance avec la police pour que le port du masque soit respecté “pour la sécurité de tous“. Il n’est pas exclu de voir des policiers circuler dans les wagons du pays, dès aujourd’hui et pendant au moins deux mois.

250 euros d’amende pour les voyageurs sans masque : une opération économique ?

Securail et la Police Fédérale des chemins de fer vont dès à présent renforcer leurs actions de contrôle ciblées dans les gares et les trains, avec un focus sur le respect du port du masque, et ce pour des raisons de sécurité sanitaire. Ils feront payer une amende de 250 euros à toute personne qui n’en portera pas.

L’obligation du port du masque dans les transports en commun date du 4 mai.

Il est étrange que cette décision n’arrive que maintenant alors que la crise sanitaire (hormis les quelques fluctuations à la hausse de ces derniers jours, qui ne sont rien en comparaison avec ce qui était observé en mars et avril) est derrière nous. Le but économique de l’opération peut se poser, bien qu’il ne soit pas mis en avant par les autorités et la police.