Une internaute menacée par un journaliste du quotidien “Le Soir”

Les internautes s’enflamment sur les réseaux sociaux suite à un tweet moqueur lancé par un journaliste du quotidien belge “Le Soir”, Marc Metdepenningen, aux participants de la manifestation “Blacks Lives Matter”, qui a eu lieu ce dimanche 7 juin à Bruxelles. 

Dominique Dumoulin, une consœur de RTL Tvi, répond à son tweet, renchérissant la polémique. 

Une pétition récolte plus de 1170 signatures, à l’heure où nous écrivons ces lignes

Une pétition a été lancée dans la foulée par la Fondation Defustel, contre les “propos racistes de deux journalistes belges”. Elle dénonce l’ironisation de la manifestation Black Lives Matter, de la part de ce sulfureux journaliste, qui la compare à une manifestation de “pangolins et de chauves-souris”

Elle vise à faire retirer ces “tweets nauséabonds”, et que les deux journalistes concernés présentent leurs excuses aux personnes offensées. 

“Nous rappelons aussi que ces deux personnes travaillent dans des médias qui ne font naturellement rien ou pas grand chose en matière de diversité. Ils ont tenu des propos injurieux et discriminatoires (preuves écrites), des éléments qui peuvent relever de l’injure au sens du code pénal“, signalent-ils.

“Je m’adresse aux avocats de votre employeur”

Marc Metdepenningen n’hésite pas à intimider Sarah El Ghorfi, une Bruxelloise qui a osé donner son avis sur les réseaux sociaux en la menaçant de prendre contact avec son employeur, en faisant référence à sa “stupidité”. Cette dernière poste la capture d’écran du message sur son profil facebook, le 11 juin, vers 9h30.

Message de Marc Merdepenningen publier par Sarah El Ghorfi sur Facebook le 11 juin, vers 9h30.

La Bruxelloise déclare que “Suite au tweet plus que douteux d’un journaliste du journal Le Soir (auquel je viens de me désabonner) qui a choqué de nombreuses personnes dont moi et aux tentatives d’intimidation par message privé j’ai décidé de porter plainte auprès du Conseil de déontologie journalistique”.

Cela a suscité des réactions et des mécontentements

Elle rajoute, “Nous avons besoin d’une presse qui soit à notre service pour nous informer dans le respect des valeurs démocratiques et non une presse qui insulte, écrase, intimide.”

“Quand on veut attaquer une femme, on le fait toujours sur ses compétences”, a-t-elle ajouté.