La voiture de police qui a tué Mehdi était-elle en infraction ?

Selon une information de Bruzz, relayée par les médias ensuite, qui cite une source proche de l’enquête. “La voiture de police qui a fauché Mehdi Bouda, un garçon de 17 ans, près de la gare centrale à Bruxelles le 20 août dernier roulait à 98 km/h et n’avait pas actionné de sirène”. Le parquet de Bruxelles n’a pas souhaité faire de commentaire.

Seuls les feux bleus étaient activés

On l’a appris récemment. Et cela pourrait être un rebondissement dans l’enquête sur la mort de Mehdi Bouda.

L’enquête judiciaire n’est pas encore terminée, mais les premiers résultats montrent déjà que la sirène de la voiture de police n’était pas actionnée et que seuls les feux bleus étaient allumés, mais aussi que la voiture roulait à très grande vitesse, selon Bruzz qui cite « une source judiciaire fiable ».

Mehdi Bouda était un jeune homme de 17 ans. Il a été tué le 20 août 2019 vers 23h50 après avoir été percuté par une voiture de police rue Ravenstein à Bruxelles. Il fuyait une autre patrouille de police et traversait la rue Ravenstein, près de la gare centrale, lorsqu’il a été renversé par une voiture de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles qui se rendait à vive allure sur les lieux d’un cambriolage.

Des images saisies

Le parquet de Bruxelles avait ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de l’accident. Un médecin légiste avait été désigné ainsi qu’un expert en automobile.

Les images de caméra de vidéo-surveillance situées à proximité du lieu de l’accident avaient également été saisies pour être analysées et des témoins avaient été entendus.

Un retour du mécontentement du comportement de la police sur internet

Sur les réseaux sociaux, on a vu une nouvelle vague de soutien à la famille de Mehdi Bouda, quelques jours après le décès d’Adil, également tué d’un impact avec une voiture de police, depuis cette dernière nouvelle à propos de la sirène non enclenchée.

En cette période de confinement due au coronavirus, les rassemblements ne sont pas autorisés mais y en aura-t-il quand tout cela sera terminé ? L’avenir nous le dira.

Ayoub Bouda lors d’une journée en hommage à la mémoire de son frère Mehdi, le 13 octobre 2019.