USA : la 3ème condamnation à mort fédérale en une semaine a eu lieu ce 17 juillet

Ce vendredi 17 juillet, une personne a été condamnée à mort aux Etats-Unis. Le prisonnier en question avait été déclaré coupable par la justice il y a 27 ans d’un quintuple meurtre. L’homme est la troisième personne a subir la peine capitale en une seule semaine. C’est aussi le retour des exécutions fédérales après 17 ans d’arrêt de la pratique. C’est une décision de l’administration Trump de rétablir les exécutions et de mettre fin au moratoire.

Son nom était Dustin Honken, il avait 52 ans. Ce vendredi 17 juillet, ce prisonnier a été déclaré mort à 16h36 (ou 22h36 heure belge) d’une injection létale à base de pentobarbital, ce puissant anesthésiant. Sa mise à mort a été faite à la prison fédérale de Terre Haute, dans l’Indiana, a rapporté le ministère de la Justice américain.

L’avocat de détenu, Shawn Nolan, a immédiatement réagi dans un communiqué de presse :”Il a reconnu les crimes qu’il a commis et a passé sa détention à les expier“. Et il a également déclaré qu’il n’y avait “aucune raison” pour le gouvernement de vouloir l’exécuter. Il semble dire qu’il s’agissait là de faire “un coup de force” et de resserrer la dureté des peines. Ce qui, au regard des positions traditionnelles de Trump, ne semble pas très étonnant.

L’homme, Dustin Honken, avait été condamné à mort en 2005 pour les meurtres de cinq personnes (deux hommes qui devaient témoigner contre lui, une femme et ses deux petites filles de 6 et 10 ans en 1993 dans l’Iowa). Il était par ailleurs trafiquant de drogue depuis son adolescence,et à l’époque à la tête d’un vaste réseau de production et de vente de méthamphétamines.

Trump a rétabli la peine de mort au niveau fédéral et une 4ème est prévue !

Aux USA, la majorité des crimes et délits sont jugés au niveau des Etats fédérés (et non au niveau fédéral). Certains de ceux-ci pratiquent la peine capitale, et ne lésinent pas à le faire. Pour les cas “les plus graves”, la justice fédérale, donc l’administration Trump, peut s’en saisir et également prononcer des peines capitales.

Bill Barr, le ministre de la Justice de Trump, avait annoncé en 2019 que les exécutions fédérales, interrompues en 2003, allaient reprendre du service. Il a appliqué ainsi la volonté de Donald Trump. Ce dernier d’ailleurs est candidat pour un second mandat le 3 novembre, est partisan de la peine capitale. Conformément à ses positions conservatrices et classées de la droite profonde ici en Europe, il se montre extrêmement sévère et féroce envers notamment les tueurs de policiers ou les trafiquants de drogue. C’est une tradition des présidents républicains depuis au moins Nixon.

Le débat sur la peine de mort montre un soutien érodé dans la population américaine mais qui reste fort chez les électeurs républicains. Après ces trois exécutions ont eu lieu ces sept derniers jours, la quatrième a été fixée au 28 août prochain.