Covid-19 : la Chine use de “propagande” et de “désinformation” sur la maladie, dit le Japon

Le Covid s’invite dans les relations diplomatiques en Asie. En effet, ce mardi 14 juillet, le Japon a accusé le gouvernement de Chine de pratiquer de la “désinformation” sur le coronavirus. De plus, l’Etat nippon a déclaré avoir de “vives inquiétudes” sur ses revendications en mer de Chine méridionale ainsi que sur les îlots Senkaku/Diaoyu, disputés entre les deux pays.

Moins froides depuis fin 2018, les relations diplomatiques entre Tokyo et Pékin se sont de nouveau rafraîchies ces derniers mois, sur fond de mécontentement de nombreux pays envers la gestion chinoise de la crise du coronavirus, puis face au tollé international suscité par la loi sécuritaire imposée à Hong Kong.

“Propagande et désinformation” a noté le Japon dans son livre de défense

Dans son livre blanc annuel sur sa politique de défense publié mardi, le Japon a reproché à la Chine des actions de “propagande” et de “désinformation” concernant le coronavirus, apparu pour la première fois fin 2019 dans la métropole de Wuhan, dans le centre du pays.

Le Japon a cité en exemple les commentaires sur Twitter d’un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères qui avait suggéré en mars dernier que “le Covid-19 aurait été introduit à Wuhan par l’armée américaine, ou la promotion d’herbes médicinales chinoises pour soigner la maladie”.

Le gouvernement de Pékin a aussi “continué sans relâche ses actions unilatérales pour imposer une modification du statu quo sur les îles Senkaku“, administrées par Tokyo. Les deux pays clament depuis longtemps leur souveraineté respective sur ce micro-archipel inhabité en mer de Chine orientale, appelé Diaoyu par Pékin. Il faut dire que les fonds sous-marins seraient potentiellement riches en hydrocarbures et autres matières premières.

Pour la Chine, ces accusations sont sans fondement

Lundi, le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo a déclaré que les revendications de Pékin sur les ressources offshore en mer de Chine méridionale étaient “complètement illégales, de même que sa campagne d’intimidation pour les contrôler“.

L’ambassade de Chine aux Etats-Unis a aussitôt dénoncé des “accusations totalement injustifiées“. Le livre blanc de la défense du Japon a aussi mentionné la persistance de la menace nord-coréenne, rappelant que Pyongyang est désormais capable de miniaturiser des têtes nucléaires pour les utiliser sur des missiles balistiques.