Bruxelles : le siège du parti nationaliste flamand N-VA tagué par des militantes féministes

Un groupe de militantes féministes ont mené une action au siège de la N-VA, à Bruxelles. Cela s’est passé dans la nuit de jeudi à vendredi, pour dénoncer la proposition d’une nouvelle loi établissant une protection juridique et prénatale.

Différents slogans ont été tagués sur la façade du parti et sur le trottoir : “Du blé pour la santé, pas la fin de notre liberté”, ” Infantilisées pour enfanter”, “Mijn lichaam, mijn recht”, ” Tu nous paternalises, on te les brise”, “Ta loi sur nos droits, une droite dans ta gueule”.

Le 2 juillet, la proposition de loi qui dépénalise et assouplit l’avortement en rallongeant le délai de 12 à 18 semaines de semaines de grossesse, pour procéder à une IVG devait être votée à la Chambre. Mais les opposants à cette loi, notamment la N-VA, le CD&V, le CDH et le VB ont demandé à consulter le Conseil d’Etat sur de nouveaux amendements, pour la troisième fois, afin de reporter le vote, voire même de le bloquer.

Une nouvelle proposition de loi a été déposée par Valérie Van Peel (N-VA) et John Crombez (sp) selon laquelle “L’enfant dont une femme est enceinte est présumé déjà né chaque fois que son intérêt l’exige. Cette présomption s’éteint si l’enfant ne naît pas vivant”. Elle implique aussi une éventuelle mise sous tutelle de ces personnes avec hospitalisation forcée pour protéger l’enfant à naître si la parente est alcoolique ou toxicomane. L’enfant peut être placé en institution, et cela décidé avant sa naissance si d’autres violences ont eu lieu dans la fratrie/sororie.

La législation appuie sur “l’hystérie, l’instabilité émotionnelle ou l’immaturité des femmes, dangereuses pour elles-mêmes ou pour autrui”.

Pour ces militantes, “Si le but voulant être atteint était réellement de protéger l’enfant, il serait plus judicieux de soutenir et d’accompagner les personnes alcooliques ou toxicomanes.”

“Nous sommes en colère face à ces politiciens, majoritairement des hommes cisgenre, qui décident de nos corps et de nos vies, et nous continueront la lutte jusqu’à ce que nous en soyons les seul•es souverain•es.”