Covid-19 : pas d’alcool sur trois places de Koekelberg jusqu’au 31 août

Ahmed Laaouej, le Bourgmestre de la commune bruxelloise de Koekelberg l’a confirmé récemment. Boire un verre de vin ou de bière ne sera pas autorisé jusqu’au 31 août 2020. Le bourgmestre socialiste a en effet prolongé les ordonnances de police déjà en vigueur qui interdisent la consommation d’alcool sur trois places fréquentées de la commune : les places Van Huffel, de Noville et de Bastogne.

La décision de prolonger l’interdiction a été prise cette semaine. Ahmed Laaouej présidait alors le collège de police de la Zone du Nord-Ouest. Il s’est expliqué sur ce point : “cette interdiction temporaire intervient après avoir essayé une batterie d’autres solutions : prévention, dialogue, présence policière et même sanctions administratives. Le comportement irrespectueux de certains qui, en état d’ébriété, perturbaient grandement la quiétude des places très fréquentées par des familles avec enfants, n’a plus laissé d’autre choix. Après un mois, je constate que le calme et la propreté de nos espaces publics sont à nouveau de mise, et c’est tant mieux. Koekelberg compte de très nombreux débits de boissons, c’est vers là que j’invite à se rendre les intéressés.”

350 euros pour les consommateurs

Le conseil communal de Koekelberg avait en effet voté ce 8 juin 2020, à l’unanimité des votants (malgré l’abstention de l’opposition MR-OpenVLD moins le vote favorable de l’ancien échevin Steve Huyghe) l’interdiction de la consommation d’alcool, à toute heure du jour et de la nuit sur ces deux places et ce square. Cette décision avait été prise à la suite de plaintes au sujet de nuisances sonores, actes de malpropreté et bagarres en matière d’ordre public. Ces faits ont été attribués à des personnes en état d’ébriété sur la voie publique.

Les contrevenants s’exposent à une amende pouvant aller jusqu’à 350 euros. Le constat d’infractions a donné lieu à l’ouverture de 14 dossiers de sanction administrative communale pour 5 procès-verbaux. Les terrasses des commerces et cafés de la commune restent exclues du champ d’application, toutefois.

Une mesure anti-SDF ?

Sachant que les cafés ne sont pas concernés, la question d’une atteinte aux droits des plus démunis, notamment les sans-abri, se pose. Ceux-là, n’ayant pas beaucoup d’autre endroit où aller que les places pour sociabiliser quelque peu, se voient restreints dans une liberté supplémentaire, au-delà de l’alcool lui-même, celle de se distraire comme ils le peuvent au vu de leur situation.

Les gens ayant un abri, en effet, peuvent aller chez eux pour le faire. Ce n’est pas possible pour les SDF.