Union Européenne : des voleurs se sont introduits dans le Parlement Européen (VIDÉO)

Des vols d’ordinateurs, de tablettes et d’autres objets de valeur ont été dérobés auprès d’au moins 50 députés européens… alors qu’ils étaient loin de Bruxelles pendant le verrouillage du coronavirus et le confinement. Les voleurs ont réussi à s’introduire dans les bureaux des parlementaires de l’UE.

La vague de cambriolages semble avoir eu lieu quand le bâtiment était pratiquement vide, du fait du confinement. Les voleurs ont fouillé dans les papiers et se sont introduits dans les bureaux des députés pour prendre des objets de valeur qui se trouvaient dans des armoires sécurisées, pourtant.

Des députés dénoncent ce “scandale”

L’eurodéputé allemand Nico Semsrott (Die PARTEI) s’est fait voler deux ordinateurs portables. Il a contacté la DG SAFE du Parlement européen, qui s’occupe de la sécurité. Mais il s’est dit déçu par l’absence de réponse de la DG SAFE. « C’est un énorme scandale, et je ne sais pas pourquoi tout le monde ferme la bouche », a-t-il déclaré à POLITICO.

Nico Semsrott a déclaré : « Nous sommes à peu près sûrs que les voleurs ont parcouru tous nos biens, car cela semblait assez désordonné », et il a ajouté qu’il avait reçu des informations selon lesquelles « entre 40 et 100 députés » auraient eu leurs bureaux cambriolés. Chiffre assez impressionnant.

Dans un e-mail de groupe lundi, Semsrott a alerté ses collègues contre les vols. En outre, il a publié un vidéo sur YouTube (en allemand) montrant comment les voleurs ont forcé l’ouverture d’un tiroir de bureau avant d’utiliser une clé à l’intérieur pour ouvrir une armoire sécurisée contenant les ordinateurs (ils ont laissé l’emballage en carton derrière). Il a déclaré que la DG SAFE n’avait pas averti les députés européens des vols.

Le confinement, une aubaine pour les voleurs

En mars, le président du Parlement, David Sassoli, a pris des mesures strictes pour interdire l’accès aux visiteurs extérieurs. Il avait aussi encouragé les députés et le personnel à travailler depuis leur pays d’origine par mesure de précaution contre la propagation du virus. Le Parlement est resté pratiquement vide jusqu’en mai.

Un porte-parole du Parlement a dit que l’assemblée avait été informée des cambriolages en avril et avait « augmenté le nombre d’agents de sécurité patrouillant dans les bureaux », tandis que « d’autres agents contrôlaient les accès au bâtiment ». Elle a également précisé que la DG SAFE faisait une enquête sur les vols et était en contact avec les autorités belges. Le porte-parole a déclaré que le nombre de victimes n’a pas été confirmé, mais d’autres responsables ont déclaré que le nombre était d’environ 50 députés.

Qu’a fait la DG SAFE en charge de la sécurité ?

Dita Cháranzova, eurodéputée tchèque du groupe Renew Europe et vice-présidente pour la sécurité, a déclaré qu’elle avait demandé à la DG SAFE un rapport sur les introductions par effraction et qu’elle le soulèverait lors de la prochaine réunion du bureau, qui supervisera les questions administratives.

« Pour le moment, il n’est pas clair s’il s’agit de cas isolés ou plus répandus », a déclaré Cháranzova. « Mais le verrouillage a augmenté les chances de tels actes car moins de personnes étaient dans les bâtiments pendant la crise. »

« Je ne peux qu’encourager les membres et le personnel à signaler les incidents suspects », a-t-elle ajouté.

Une plainte a été déposée

Le 1er juillet, Massimo Casanova, député européen de la Ligue italienne, a écrit le sa page Facebook qu’il avait déposé une plainte au Parlement après que de « gentilles inconnues » aient fait irruption dans son bureau et « forcé les serrures de ses placards à la recherche de, je ne sais pas quoi ».

L’eurodéputé italien a déclaré qu’« aucun élément ne manquait » mais il enquêterait si des documents avaient été subtilisés néanmoins.

‼⚠️ Simpatici ignoti si sono introdotti nel mio ufficio a #Bruxelles. Hanno scassinato le serrature dei credenzini alla…

Publiée par Massimo Casanova sur Mercredi 1 juillet 2020