La violence terroriste d’extrême droite est à prendre au sérieux selon la Sûreté de l’État

Les renseignements dans leur dernier rapport annuel évoquent, dans les cas les plus extrêmes, des militants radicaux qui se préparent à des actes de violence, comme par exemple en s’exerçant avec des armes et des explosifs, ou en discutant de cibles potentielles. Les groupuscules sont, selon la Sûreté de l’État, appelés à s’armer et à rejoindre des clubs de tir. La porte-parole des renseignements, Ingrid Van Daele met en garde : “Ils doivent se tenir prêts physiquement, et de préférence posséder des armes, au cas où la guerre civile, ou raciale, ou religieuse éclate”,

Certains se rendent également dans des camps de formation à l’étranger, pour mieux préparer leur “lutte”. Ingrid Van Dael déclare : “Il existe un certain nombre de ces camps, aussi bien au sein de l’Union européenne qu’en dehors. Nous savons qu’une vingtaine de Belges y ont suivi une formation”.

Le Vlaams Belang veut déposr plainte contre la Sûreté de l’État

Le président du Vlaams Belang, Tom Van Grieken, s’est montré indigné face aux conclusions du rapport. Il l’a fait savoir quand il était invité sur le plateau de l’émission Terzake (VRT). Il a dit : “Le Parlement a une fonction de contrôle, et quand la Sûreté de l’État commence à jouer un rôle politique, et fait un ‘framing’ dans lequel l’extrême droite apparaît comme un danger aussi grand que l’extrémisme musulman, elle agit au-delà de ses compétences. Nous examinons actuellement quelle plainte nous pourrions porter auprès du Comité I, qui contrôle les renseignements“.

Pourtant, ce ne sont “pas des loups solitaires” uniquement

Jusqu’à présent, il était souvent considéré que les actes terroristes d’extrême droite étaient l’œuvre d’individus isolés. Il ressort cependant désormais que des liens internationaux existent également. C’est en tous cas ce qu’affirme Jessica Soors, députée Groen, et experte en déradicalisation.

*La photo de couverture ne sert que d’illustration à l’article