Chine : après le covid, la grippe porcine pourrait devenir la nouvelle pandémie

La Chine est le premier pays qui fut touché par le Covid-19, on le sait. Mais le coronavirus n’est pas la seule pandémie qui pourrait la toucher en quelques mois à peine. Il y a aussi la grippe porcine. Toutefois, le gouvernement chinois s’est voulue rassurant ce mercredi 1er juillet après la découverte dans le pays d’une souche de virus de grippe porcine qui présentait des caractéristiques de pandémie potentielle.

Questionné à ce sujet ce mercredi, l’un des porte-paroles de la diplomatie chinoise, Zhao Lijian, a bien minimisé le danger, en assurant que son pays continuerait “à surveiller la maladie, donner l’alerte (en cas de nécessité) et à la traiter en temps opportun“.

La souche du virus a été détectée

Selon une étude parue lundi dans la revue scientifique américaine PNAS, des chercheurs ont trouvé une souche de virus de grippe porcine qui “possèdent tous les traits essentiels montrant une haute adaptabilité pour contaminer les humains“. C’était en Chine.

Les virus s’appellent G4 et descendent génétiquement de la souche H1N1 à l’origine d’une pandémie en 2009 qui avait fait grand bruit à l’époque.

Porc noir – D.

Les auteurs de cette étude sont des scientifiques issus d’universités chinoises et du Centre de prévention et de lutte contre les maladies chinoises. Ils ont réalisé, entre 2011 et 2018, 30.000 prélèvements nasaux sur des porcs dans les abattoirs de 10 provinces chinoises et dans un hôpital vétérinaire.

Cette opération a permis d’isoler 179 virus de grippe porcine. D’après les résultats de l’étude, les personnes au contact des porcs étaient relativement nombreuses à avoir été infectées (10,4%). M. Zhao a donc jaugé que “Les experts ont conclu que la taille de l’échantillon cité dans le rapport est petite et non représentative“.

Le virus est déjà présents chez l’homme

D’après certains scientifiques, les virus G4 seraient déjà passés chez l’Homme, mais il n’y a pas de preuve qu’ils puissent se transmettre d’humain à humain.En 2018, une épizootie de peste porcine africaine a décimé un cheptel chinois de porcs. En conséquence, la maladie avait entraîné une flambée du prix du porc, viande la plus consommée en Chine.