Italie : l’extrême-droite souhaite “clôturer” la parenthèse Covid pour revenir à ses thèmes de base

Une chose est sûre, la crise du coronavirus a mis entre parenthèses un certain nombre de projets politiques et a poussé nombre d’Etats sur la planète a attendre un peu avant de les ressortir sur le devant de la scène. Certains partis qui surfent sur une vague de prédilection ont eu l’herbe coupée sous le pied par la priorité sanitaire et l’inquiétude devant l’épidémie qui était alors croissante dans divers pays. Ce fut le cas de l’Italie, un des pays les plus touchés, au départ de l’épidémie sur le sol européen, par le covid-19.

Maintenant que la crise sanitaire semble toucher à sa fin (bien qu’il faut rester prudent pour éviter une deuxième vague de propagation du virus) et que le déconfinement est d’application, l’extrême-droite italienne se montre impatiente de tourner la page. En effet, privée de ses thèmes de prédilection depuis des mois, l’extrême-droite de ce pays traverse une passe difficile. Surtout, Matteo Salvini se fait bousculer sur sa droite par Fratelli d’Italia, mais aussi par un nouveau mouvement, les « gilets orange » (voir photo ci-dessous).

Salvini aimerait bien réaliser un tour de force ou de stratégie politique afin de faire taire ceux qui, ces dernières semaines, décrivent sa perte de vitesse. Bien que la date des élections municipales et régionales de l’automne doit encore être fixée en Italie, le chef de file de la Ligue du Nord, Matteo Salvini, exige la tenue d’élections générales anticipées pour en finir avec le gouvernement de Giuseppe Conte. Et ainsi, peut-être, reprendre les rennes du flambeau qui lui a échappé des mains.

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Manifestation des Gilets Orange en Italie à la fin du mois de mai – © D.