USA : Trump met la pression à la Cour pénale internationale

La situation se corse entre les USA et la Cour pénale internationale.

En effet, le président américain Donald Trump a pris un décret autorisant deux choses : le gel des avoirs et l’interdiction des visas familiaux contre des fonctionnaires de la Cour pénale internationale. La France appelle au retrait de ces sanctions visant à contrer l’ouverture de l’enquête pour crimes de guerre en Afghanistan.

C’est une entrée en guerre contre la Cour pénale internationale (CPI) qu’a signée, jeudi 11 juin, le président américain Donald Trump.

Mais la Cour doit faire la part des choses. Elle entend poursuivre son travail comme il se doit, conformément à ses missions “sans se laisser dissuader par les intimidations et les obstructions américaines”. C’est ce que déclare Amal Nassar, représentante de la FIDH auprès de la CPI.

Les sanctions américaines “ne menacent pas l’existence de la Cour en tant que telle”, observe Carsten Stahn, également professeur de droit international à l’Université de Leiden. “Curieusement, les attaques politiques des Etats-Unis peuvent se retourner contre eux car elles peuvent créer une nouvelle vague de solidarité à un moment où la CPI fait l’objet d’efforts de réforme internes”, analyse-t-il.