Appel en faveur de la libération des prisonniers politiques rifains et tous les détenus d’opinion au Maroc

J’apprends avec consternation et profonde inquiétude que les six détenus politiques du Hirak d’Al Hoceima/ Rif qui se trouvaient dans la prison Tanger 2, ont été déplacés dans d’autres prisons du pays, sur la base d’une décision politique, injustifiée et illégale. Cette démarche, justifiée par la nécessité de “faire respecter la loi et le règlement de l’établissement pénitentiaire” , constitue, en vérité, une mesure de représailles, prise à leur encontre ainsi que leurs familles. Elle intervient après qu’ils aient entamés des grèves de la faim illimitée successives , une grève de la faim collective, et exercés leurs droits : le droit de correspondance, de téléphoner, de maintenir un lien avec leurs proches, le droit de visite, le droit de contester la légalité de leur détention arbitraire, à être traités avec humanité et dignité, à avoir des conditions de vie saines… plus globalement, de tels agissements est le signe d’un durcissement de la répression politique ,pour étouffer toutes les voix critiques indépendantes en matière des violations graves des droits de l’homme dans le pays.

• Il est de notre devoir d’exiger des autorités compétentes marocaines la libération immédiate et sans conditions des prisonniers politiques rifains, ainsi que tous les détenus d’opinion au Maroc, et de réaliser toutes les revendications posées par le mouvement

• Il est de notre devoir faire porter l’entière responsabilité politique, juridique, historique au chef de l’état marocain qui n’est autre que Mohamed VI, seul détenteur du pouvoir de décision de leur libération, l’unique source du pouvoir au Maroc, et l’unique responsable de l’état de santé physique et mental des prisonniers politiques et naturellement, l’unique responsable quant à la situation déplorable des droits humains dans le RIF et au Maroc , et celle de l’exode forcé du peuple rifain, et toutes les conséquences qui en découlent, et dont le rythme ne fait que s’accélérer au fil des années.

• J’appelle le gouvernement français, et M. le président de la République, à prendre position sur ce dossier et dénoncer les atteintes aux principes démocratiques les plus fondamentaux au Maroc, condamner la constante agression du pouvoir étatique marocain contre les principes et droits démocratiques fondamentaux et rappeler le Maroc à respecter ses engagements juridiques internationaux.

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