Belgique : un policier fédéral de Saint-Nicolas contrôle un jeune et le pousse en l’étranglant (VIDÉO)

La vidéo des faits a été postée sur le réseau social Facebook dans la nuit du 11 au 12 août. Les faits semblent s’être produits le jour d’avant sans que l’on ait davantage de précision de la part de la personne ayant publié les images. On y voit un policier s’énerver sur un jeune, vacancier manifestement, sans raison apparente d’après les images filmées par un témoin de la scène. Ce jeune, ne s’énervant pas, mais à l’air exaspéré, a suivi le policier sans rebellion. Ensuite, ça a dégénéré. Le policier, dans un accès de colère semblant venir de nulle part, a, semble-t-il estimé que le jeune ne marchait pas assez vite. Il l’a pris au cou, l’a étranglé et l’a poussé violemment de sa main.

La vidéo parle d’elle-même : le policier a commis une violence policière. La police a depuis quelques années vu son image dégradée au sein de la population. Le fait est qu’un certain nombre de dérives, d’usage de la force démesuré, parfois sans raison claire ou lorsque la personne en face n’est pas agressive. Cette vidéo en est exemple en Belgique. Mais le problème ne s’arrête pas aux frontières belges (le cas extrême bien sûr la mort de George Floyd, qui, lui non plus, n’avait montré aucun signe de violence ni de rebellion).

Ici, les faits se sont passés dans la région flamande de Belgique, à Saint-Nicolas (Sint-Niklaas, en néerlandais). Le policier a contrôlé l’identité d’un jeune, lui a demandé de se déplacer, ce que ce dernier a fait, sans rebellion. Là, on ne sait pourquoi, le policier s’est jeté sur lui, l’a pris au coup et l’a poussé violemment. Le jeune a fait un bon en arrière, surpris. Les autres, témoins de la scène tout autour, s’en sont immédiatement indigné et ont protesté. Le collègue du policier violent a même été amené à devoir parler à son collègue pour qu’il se calme. L’incompréhension des vacanciers est observable dans les images.

La vidéo a été partagée plusieurs milliers de fois sur le réseau social Youtube, ce qui a créé une indignation collective de nombre d’internautes. On a pu y lire notamment : “Et aprés on va dire oui ce sont des délinquants, des bruxellois, des racailles ou je ne sais quoi encore. Retenez vos chiens enragés de policiers, et foutez la paix à la communauté maghrébine et à toutes les personnes qui ont le malheur d’avoir la peau sombre. C’est quoi ce délit de faciès?” ou encore : “Dans les hôpitaux, les personnes qui reviennent à la vie, racontent avoir vu leur vie “depuis les yeux des autres”. Tout le bien et le mal que le policier fait aux autres, il le fait à lui“.

Sur Facebook, il y a bien sûr eu aussi des commentaires soutenant les policiers mais ils se sont trouvés minoritaires, manifestement. D’autres ont reprochés que le policier violent dans la vidéo ne porte pas de masque : “Encore une fois, aucun masque porté par ce policier, (…) [Et il] attrape à nouveau la gorge (…) [Je comprends] maintenant [que] ces jeunes gens utilisent la violence contre la police, œil pour dent pour dent. Tout le monde est égal à la loi. Vous pouvez voir que ce garçon n’utilise pas d’agressivité“.