Sept balles dans le dos Jacob Blake par la police aux USA : “Ce n’était pas une bavure” (VIDEO)

Ce dimanche 23 Août 2020, vers 17 heures, à Kanosha dans le Wisconsin (USA), Jacob Blake était dehors avec ses enfants en voiture. Il s’arrête parce qu’il voit deux femmes en train de se battre sur le trottoir. Il part pour tenter de stopper cette bagarre. Un policier pour on ne sait quelle raison lui a tiré dessus 7 fois dans le dos, le laissant entre la vie et la mort. le policier qui a tiré ces 7 balles a été “suspendu administrativement”. Joe Biden, candidat démocrate à la présidentielle de novembre, a demandé une enquête immédiate. Campagne électorale oblige.

Les deux policiers, qui avaient dit avoir été appelés dans le cadre d’une affaire de “violence domestique” et qui ont tiré 7 balles dans le dos de Jacob Blake alors qu’il rentrait dans sa voiture, ont été suspendus de leurs fonctions. Une enquête a été ouverte. Mais cela n’a pas suffi pour ne pas que la population (notamment la communauté afro-américaine). « Si je tuais quelqu’un, je serais condamnée et traitée comme une meurtrière. Je pense que ce devrait être la même chose pour la police », a dit à l’Agence France-Presse une manifestante, Sherese Lott, 37 ans, venue défiler à Kenosha, ville de 170 000 habitants au bord du lac Michigan.

Ben Crump, l’avocat de la famille de Jacob Blake – qui représentait aussi celle de George Floyd –, a affirmé que les trois fils de ce dernier se trouvaient dans la voiture, et que l’homme avait tenté de s’interposer dans une dispute entre deux femmes. « Alors qu’il s’éloignait pour aller voir ses enfants, la police a tiré à plusieurs reprises dans son dos à bout portant », a déclaré l’avocat dans un communiqué. « Les trois fils de M. Blake étaient juste à côté et ont vu la police tirer sur leur père », a-t-il ajouté.

Joe Biden (candidat à la présidentielle) a réagi… campagne électorale oblige

Le candidat démocrate à l’élection présidentielle du 3 novembre Joe Biden a exigé « une enquête immédiate »

Tony Evers a annoncé lundi la convocation d’une session extraordinaire du Parlement local, la semaine prochaine, afin d’adopter une série de mesures sur « la responsabilité et la transparence » des forces de police. « On nous rappelle une fois de plus que le racisme est une crise de santé publique. Il n’y a pas de temps à perdre », a-t-il écrit sur le réseau social Twitter. Son adjoint Mandela Barnes, un Afro-Américain, a estimé que le drame « n’était pas un accident ». « Ce n’était pas une bavure. C’est une violence ordinaire pour beaucoup d’entre nous », a-t-il dénoncé.

Le candidat démocrate à l’élection présidentielle du 3 novembre Joe Biden a pris la parole sur cette affaire qui a créé des émeutes. Il a déclaré : « une enquête immédiate, poussée et transparente et que les policiers répondent de leurs actes ». « Le pays se réveille encore une fois plongé dans la douleur et l’indignation qu’un homme noir américain ait de nouveau été victime d’un abus policier », a regretté Joe Biden, accompagnant son message du mot « Assez » sur fond noir, comme cela se fait régulièrement pour exprimer une indignation, dans la communication actuelle.