BHL, persona non grata en Libye, a dû repartir moins de 24h après son arrivée

Bernard-Henri Lévy est revenu en Libye, ce samedi 25 juillet. Son objectif était “d’enquêter sur des charniers”, nous apprend RFI. Mais son accueil ne s’est pas passé de la meilleure façon du monde. En effet, sa venue a suscité la colère de plusieurs milices libyennes qui s’en sont prises à son convoi. Il a du repartir aux premières heures du dimanche 26 juillet, soit moins de 24 heures après qu’il soit arrivé dans le pays d’Afrique du Nord. Pour sa part, le Premier ministre lybien a déclaré qu’il allait regarder ce qui s’était passé de plus près. Une enquête sera ouverte, nous apprend RFI.

Il est loin, le temps où BHL était vu, selon les dires de ce dernier en France, comme un ami par les Libyens. C’est ce qu’on peut constater à la vue de ce dernier épisode. Dès son arrivée (en avion privé) dans la ville de Misrata, située à 200 kilomètres à l’est de Tripoli, Bernard-Henri Lévy est allé sur son terrain de reportage : les charniers de Tarhounah. Ils seraient l’oeuvre des alliés de Khalifa Haftar. C’est sur le chemin que l’incident a eu lieu. Des milices ont bloqué le convoi ultrasécurisé du Français, lui ont lancé des injures et des tirs ont été entendus, nous apprend RFI, toujours.

La venue de BHL semble stratégique dans une lutte de pouvoir interne

Devant la situation, Bernard-Henry Lévy décide d’écourter son séjour et d’annuler la rencontre avec le ministre de l’Intérieur, Fathi Bashagha, prévue dimanche 26 juillet au matin. Fathi Bashagha a désiré faire appel à la France dans l’ouest libyen, alors que le pays a soutenu Khalifa Haftar. La venue de BHL semblait participer à une lutte politique. BHL représente la France aux yeux des lybiens et de leurs dirigeants. L’accueillir est ainsi un moyen d’être soutenu par l’Etat européen et par conséquent augmenter son poids pour l’obtention du pouvoir dans un pays divisé, depuis la fin du régime de Kadhafi, à laquelle a participé BHL il y a quelques années.