Quatre hommes ont été inculpés pour avoir déboulonné la statue d’Andrew Jackson, ex-président des USA

Des poursuites pénales ont été lancées à l’encontre de quatre hommes. Il leur est reproché d’avoir essayé de déboulonner une statue d’Andrew Jackson, ancien président, juste en face de la Maison Blanche. Ils avaient agi dans le cadre des manifestations antiracistes qui secouent les Etats-Unis, ont annoncé samedi les autorités. C’était le 22 juin dernier.

Lundi 22 juin en soirée, un groupe s’était attaqué à la statue de l’ancien président Johnson, un défenseur de l’esclavage qui a dirigé les Etats-Unis de 1865 à 1869. Ils avaient enroulé des cordes autour du monument et tenté de le mettre à terre. De par ce que montrent les vidéos, quatre personnes ont été identifiées en train de nouer, de tirer les cordes, ou de se passer un marteau.

Sous la statue d’Andrew Jackson, on a pu lire “Killer”.

Ce vendredi 26 juin, les hommes âgés de 20 à 47 ans sont à présent inculpés de “destruction d’une propriété fédérale”, Ils risquent un à dix ans de réclusion.

L’un d’eux a été interpellé vendredi 26 juin et présenté dès le lendemain à un juge, samedi 27. Pour ce qui est des trois autres, ils n’ont pas encore été appréhendés, ont déclaré les services du procureur fédéral de Washington. Le procureur Michael R. Sherwin a fait savoir dans un communiqué : “Ces inculpations doivent servir d’avertissement à tous ceux qui désacralisent les statues et les monuments de la capitale : votre comportement violent et criminel ne sera pas toléré“.

Des actions en série pour dire non aux symboles jugés racistes de l’histoire américaine

Depuis le 25 mai dernier, une nouvelle vague d’actions ont vu le jour et se poursuivent encore aujourd’hui, dans le but d’engager un autre regard à l’histoire et dénoncer les personnages historiques qui ont soutenu l’esclavage et la ségrégation raciale. La mort de George Floyd en a été l’élément déclencheur, la goutte d’eau de trop.

Plusieurs statues, par exemple de généraux conférés ou de partisans de l’esclavage, ont été prises pour cible, récemment. Le président Donald Trump, à présent aussi le candidat autoproclamé de “la loi et de l’ordre” (puisque la présidentielle aura lieu en fin d’année), a de son côté twitté les appels lancés par la police pour permettre d’identifier une quinzaine de manifestants ayant aussi, supposément, participé à cette même action.