Coca-Cola met en pause sa pub sur les réseaux sociaux “pour dire non au racisme”

Cette démarche a débuté le 27 juin. Coca-Cola a annoncé qu’elle suspendait pendant 30 jours minimum toute promotion sur les réseaux sociaux, car dit l’entreprise multinationale : « il n’y a pas de place pour le racisme ». C’est ce qu’a révélé James Quincey, le PDG du géant mondial, dans un très bref communiqué.

Coca-Cola déclare en outre qu’elle compte mettre à profit sa pause pour «faire le point sur (ses) stratégies publicitaires et voir si des révisions sont nécessaires».

Toutefois, le géant des boissons gazeuses a précisé à la chaîne CNBC, que cette «pause» ne signifiait pas qu’il rejoignait le mouvement lancé la semaine dernière par des associations de défense des Noirs américains et de la société civile.

#StopHateForProfit : leur mot d’ordre

Baptisée #StopHateForProfit («Non à la haine pour les profits»), cette campagne d’arrêt des publicités sur Facebook en juillet est soutenue par la National Association for the Advancement of Colored People (NAACP), ColorOfChange, ADL (Anti-Defamation League), FreePress et Sleeping Giants.

Le but est d’obtenir une meilleure régulation des groupes incitant à la haine, au racisme ou à la violence sur internet. Vendredi, c’est Unilever, un des leaders mondiaux de l’agroalimentaire et des cosmétiques, qui a annoncé qu’il mettait un terme à ses publicités sur Facebook, Twitter et Instagram aux Etats-Unis jusqu’à la fin de l’année, au moins, en raison d’une période électorale «polarisée».

Sous la pression, Facebook a lâché du lest sur les principes affichés par son fondateur Mark Zuckerberg, qui a lui-même annoncé un durcissement de la position du réseau social face aux messages haineux.

La question qui peut être légitimement posée est : est-ce que cette campagne d’arrêt de la pub n’est-elle pas en soi une campagne marketing réinventée par cette marque souvent critiquée et qui symbolise pour beaucoup le capitalisme ?