Marseille : un propriétaire a été condamné suite à une plainte de réfugiés syrien

Un couple de réfugiés avec ses six enfants avait été “évacué” après les effondrements de la rue d’Aubagne, à Marseille, France. C’était le 5 novembre 2018. Les parents de cette famille originaire de Syrie accusaient le propriétaire de l’immeuble, où ils logeaient jusque là, d’avoir bidouillé des faux documents afin d’éviter de supporter le coût de leur relogement à l’hôtel.

Il avait été présenté comme un “marchand de sommeil” sur les réseaux sociaux, par des gens qui avaient suivi l’affaire de cette famille syrienne. Et il avait été attaqué en justice non pour avoir été logées dans des conditions douteuses (Mediapart a parlé de “taudis” qu’il louait) mais pour le faux qui ne leur permettait pas d’être relogé, après l’écroulement et l’évacuation. Le propriétaire avait, semble-t-il profité de l’accident pour se séparer d’eux. Toutefois, au terme du procès qui vient de se terminer, la justice a donné raison aux réfugiés syriens.

Le propriétaire a été lourdement condamné

Il y a deux semaines, après une longue audience, la juge des contentieux de la protection (qui est chargée, entre autres, des plaintes concernant les baux d’habitation) a établi que le document était un faux en comparant la signature du congé avec celle du père de famille. Le propriétaire a été lourdement condamné, en conséquence.