France : des agents SNCF ou RATP ont frappé des usagers après le confinement (VIDÉO)

Au-delà du fond sonore ajouté pour par-dessus, et qui a dérangé certains, les faits sont là. Trois hommes ont été agressé et frappé par des agents de la SNCF ou de la RATP. Les faits se sont déroulés il y a quelques jours ou semaines, juste après la fin du confinement et ont pour cause officielle le non-respect des normes de sécurité (port du masque, principalement). Toutefois, beaucoup y ont vu du racisme, les trois victimes (deux hommes et une femme étant “noirs”).

La vidéo a été réalisée par Décolonial News, organisation engagée dans la lutte contre le colonialisme et pour la décolonisation des structures institutionnelles ou sociologiques qui font que les personnes issues des pays anciennement colonisés sont victimes de discriminations, de violences policières, notamment. Pour ce collectif, il s’agit de violences négrophobes.

Violences négrophobes par des agents de la SNCF et la RATP

🔴Violences #négrophobe: agents de la #SNCF et la RATP impliquésPREMIÈRE VICTIME :Un jeune homme #Noir a été interpellé dans un train entre Nice et Marseille. Selon l'un des témoins de la scène que nous avons contacté, la sûreté ferroviaire, alors présente dans le train, a croisé plusieurs jeunes ne portant pas de masque. Le témoin qui nous relate les faits nous explique qu' "ils [les jeunes] se sont fait contrôler uniquement sur le port de leurs masques et n'ont eu pour absence de masque qu'un rappel à l'ordre. Ces jeunes étaient tous blancs. Mais lorsque les agents ont croisé le jeune homme Noir, avec ses dreadlocks, ils se sont arrêté plus longuement. Il ne portait pas de masque et son téléphone étant éteint, il leur a dit ne pas pouvoir montrer son titre de transport. Il est étudiant, je crois", nous explique-t-il par message vocaux d'ajouter "lui n'a pas eu de rappel à l'ordre bizarrement. L'un des agents [de la sûreté ferroviaire] lui a crié dessus en lui demandant où était son masque. C'est alors qu'il se sont jeté sur lui. L'un d'eux lui a attrapé les parties génitales, pendant qu'un autre l'étranglait."On peut voir la femme, de la sûreté ferroviaire, utiliser son corps pour empêcher les témoins de filmer, allant jusqu'à danser devant eux. "Pourquoi faisait-elle cela ? Si ils font bien leur travail, il n'ont pas de raison de se cacher."Selon le témoin, la victime a été laissée au sol, semblant sans connaissance SNCF aurait depuis été alertée VICTIME :Des agents de la sûreté RATP s'en prennent à un homme, Noir. Une interpellation ici aussi d'une rare violence scène a été filmée par une jeune femme, blanche. L'interpellation a, selon la jeune femme, duré 45 minutes longues minutes durant lesquelles l'homme a dû supporter le poids de plusieurs agents sur lui, l'écrasant littéralement. Une scène qui rappelle celle du défunt #GeorgeFloyd, récemment lynché par la police étasunienne la jeune femme qui filmait la scène, il y a eu pas moins de 19 agents de la sûreté RATP qui ont été mobilisée pour ce seul homme peut voir que la victime se plain là aussi d'avoir été attrapé par les parties génitales. Victime qui sera ensuite étranglée par l'un des agents, pendant que plusieurs autres mettront une pression sur son corps VICTIME :Nous y voyons une femme #Noire subir une extrême violence de la part d'agents de la sûreté ferroviaire. Elle se fait d'abord bousculer avant que l'agresseur ne se jette sur elle pour la mettre de force au sol à l'aide d'une clé de bras (appelée aussi clé articulaire).Cette femme, enceinte va subir une violence inouïe de la part de ces agents et cela durant de longues minutes. Un homme qui semble être son mari va par la suite se faire arrêter par les agents de la SNCF pour avoir tenté de la secourir #négrophobie à la française n'a absolument rien à envier à celle des États-Unis. Déjà parce que fondamentalement, elle sont les mêmes. Mais aussi parce qu'elle est la seule, en France, à avoir été codifiée, faisant ainsi des Noirs esclaves des biens meubles.L'équipe Décolonial News

Publiée par Décolonial News sur Mercredi 17 juin 2020

Première victime, à bord d’un train

La première victime que l’on voit sur la vidéo est, déclare Décolonial News, “un jeune homme noir qui a été interpellé dans un train entre Nice et Marseille”. On peut lire sur leur page Facebook que la raison de l’interpellation et de la violence était que le jeune homme ne portait pas de masque et qu’il était noir : “Selon l’un des témoins de la scène que nous avons contacté, la sûreté ferroviaire, alors présente dans le train, a croisé plusieurs jeunes ne portant pas de masque. Le témoin qui nous relate les faits nous explique qu’ “ils [les jeunes] se sont fait contrôler uniquement sur le port de leurs masques et n’ont eu pour absence de masque qu’un rappel à l’ordre. Ces jeunes étaient tous blancs. Mais lorsque les agents ont croisé le jeune homme Noir, avec ses dreadlocks, ils se sont arrêté plus longuement. Il ne portait pas de masque et son téléphone étant éteint, il leur a dit ne pas pouvoir montrer son titre de transport. Il est étudiant, je crois“, nous explique-t-il par message vocal.
Le témoin a ajouté : “lui n’a pas eu de rappel à l’ordre bizarrement. L’un des agents [de la sûreté ferroviaire] lui a crié dessus en lui demandant où était son masque. C’est alors qu’il se sont jeté sur lui. L’un d’eux lui a attrapé les parties génitales, pendant qu’un autre l’étranglait.

On peut voir une agent de la sûreté ferroviaire tenter empêcher les témoins de filmer, allant jusqu’à danser devant eux. “Pourquoi faisait-elle cela ? Si ils font bien leur travail, il n’ont pas de raison de se cacher“, s’est demandé un témoin. D’après ce même témoin, la victime a été laissée au sol, à première vue sans connaissance. La SNCF aurait depuis été alertée.

Deuxième victime, sur un quai de métro à Paris

Une interpellation a eu lieu par des agents de la sûreté RATP qui s’en sont pris à un homme, également noir. La scène a été filmée par une jeune femme, blanche. L’interpellation a, selon la jeune femme, duré 45 minutes durant lesquelles l’homme a notamment dû supporter le poids de plusieurs agents sur lui. Une scène qui rappelle celle de George Floyd. D’après la jeune femme qui filmait la scène, il y avait 19 agents de la sûreté RATP qui ont été mobilisés.

Troisième victime, une femme dans une gare

Là, il s’agit d’une femme noire qui va subir une violence de la part d’agents de la sûreté ferroviaire. Bousculée, la femme se verra plaquée au sol par une clé de bras… ce qui la fera crier.
Cette femme, enceinte selon un témoin que l’on entend dans la vidéo, va être victime de violences de longues minutes. Un homme qui semble être son mari va par la suite se faire arrêter par les agents de la SNCF pour avoir tenté de la secourir.

Ces trois cas indiquent, déclare Décolonial News, que la négrophobie en France “n’a absolument rien à envier à celle des États-Unis. Déjà parce que fondamentalement, elle sont les mêmes. Mais aussi parce qu’elle est la seule, en France, à avoir été codifiée, faisant ainsi des Noirs esclaves des biens meubles.”