“Vers une police de la pensée ?” : la question est posée face aux actes de Darmanin (VIDEO)

Cela fait un certain temps déjà que la police (à tout niveau) et la gendarmerie ont à leur disposition des fichiers sur les « populations dangereuses » (selon ces institutions). Mais, nous alertent l’émission “Là-bas si j’y suis”, Macron et Darmanin ont étendu tout récemment le contrôle aux « opinions politiques » et aux « convictions philosophiques et religieuses », et non plus seulement aux « activités » stricto sensu. Ils l’ont fait discrètement, avec trois nouveaux décrets. Avec ceux-ci, les personnes morales – notamment les associations – pourront y figurer désormais.

“On attend avec impatience que Darmanin et Macron nous disent quelles sont les bonnes et les mauvaises opinions et quelles sont les bonnes et les mauvaises convictions philosophiques et religieuses”, peut-on lire sur le site de Là-bas si j’y suis.

En outre, les « données de santé révélant une dangerosité particulière », les « données […] relatives aux troubles psychologiques ou psychiatriques », les « comportements et habitudes de vie », les « déplacements », les « pratiques sportives » ou encore les « activités sur les réseaux sociaux » pourront être inscrits sur ces fichiers.

Pour Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur du gouvernement français, il faut renforcer la lutte contre le terrorisme. Mais la police n’a pas attendu cette modification du cadre légal, ce décret ne fait que régulariser des pratiques qui violent sans souci nos libertés publiques.

Le journaliste Taha Bouhafs a posé des questions sur ce thème dans un entretien avec Arthur Messaud, juriste à la Quadrature du Net. Vidéo ci-dessous. Arthur Messaud va déposer un recours contre ces décrets.