Affaire M. Zecler : le préfet Lallement soutient les policiers malgré leur violence illégale (VIDEO)

L’affaire Michel Zecler a fait beaucoup parler d’elle pour le symbole qu’elle renvoie et a été une illustration manifeste des violences policières dénoncées en France depuis de nombreuses années par les personnes des quartiers populaires (et principalement des personnes d’origines étrangères). Depuis les Gilets Jaunes, c’est un thème récurrent du débat citoyen au vu des personnes qui ont perdu des mains et des yeux à cause de la police.

Pour ce cas précis de l’affaire Michel Zecler, les quatre policiers mis en examen pour violences illégales et faux en écriture publique peuvent compter sur le soutien financier de leur administration. Si la condamnation des faits qui leur sont reprochés est ferme sur les plateaux de télévision, la situation est différente en coulisses. Le 26 novembre, le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, annonçait vouloir demander la «révocation» des agents du commissariat du XVIIarrondissement de Paris mis en cause dans le tabassage du producteur de musique noir.

Voici un rappel des faits proprement dit qui ont eu lieu ce 21 novembre.

“Protection professionnelle” des accusés

Dans le même temps, le préfet de police de Paris, Didier Lallement, a octroyé le bénéfice de la protection fonctionnelle aux quatre policiers mis en examen, selon un tract du syndicat Unsa Police, dont les informations ont été confirmées au journal français Libération par le cabinet du ministre de l’Intérieur et la préfecture. Cette décision assure aux agents une prise en charge de leurs frais de justice par la collectivité publique et symbolise l’expression de la solidarité nationale.

Gérald Darmanin a été «avisé» de cette décision du préfet Lallement. Mais il faut rappeler que le ministre de l’Intérieur Darmanin avait été soutenir quelques jours après les violences contre le producteur Michel Zecler, le commissariat du 17ème arrondissement de Paris… ce même commissariat dont sont issus les policiers l’ayant roué de coups et menacé à l’arme à feu. Une attitude étrange.