Ils ont marché de Marseille à Paris et ramassé tous les déchets de masques covid (VIDEO)

Le journal français Le Parisien s’est arrêté chez deux militants (on peut légitimement les qualifier de ce terme vu leur démarche) et les a suivi. Il s’agit d’un duo composé d’un français et d’un anglais.

Non sans une touche d’humour, l’un se fait appeler « l’escargot anglais », l’autre « le sanglier marseillais », comme nous apprend Le Parisien qui a réalisé le reportage vidéo ci-dessous.

Frédéric est un photo reporter. Edmund, lui, est l’auteur du livre « L’Anglais qui voulait nettoyer la France ». Ils ont entrepris le projet original mais louable de marcher depuis Marseille jusqu’à Paris pour ramasser des milliers de masques chirurgicaux jetés dans la nature.

Partis le 1er octobre, le drôle de duo devrait arriver ce samedi à Paris après avoir marché 880 km. « C’est le déchet tendance de l’année », raconte le photographe reporter. « On en trouve partout : sur la route, les parkings, devant chez les gens, dans des forêts, au bord des lacs… il y en a partout ! »

Ils sont arrivés ce samedi 28 novembre à Paris.

Chaque masque met 500 ans à se dégrader

Depuis le début de la crise sanitaire du Covid-19, les déchets médicaux se sont multipliés. On voit de plus en plus souvent des masques jetés par terre, dans la rue, à la campagne, ou encore au bord de la mer. Pourtant, un masque est très polluant, il met 500 ans à se dégrader. Face à ce constat, Edmund et Frédéric, un Anglais et un Français, ont décidé de marcher pendant 880km, entre Marseille à Paris, pour ramasser ces masques usagés. Ils se sont lancés début octobre et en ont récoltés 5.000.

350 masques ramassés le premier jour

“On en a vus énormément, surtout autour des grandes agglomérations”, constatent-ils. “On est partis de Marseille, ensuite direction Valence, Avignon, Lyon pour ensuite arriver en l’Ile-de-France. On est passé par Villeneuve-Saint-Georges (dans le Val-de-Marne), ou plutôt “Covid-Saint-Georges”. On a trouvé des centaines et des centaines de masques. On a longé des zones où il y avait des masques par dizaines”, raconte Frédéric. “La première journée, on en avait ramassé 350, puis ca a freiné quand on est arrivé dans le monde rural”, poursuit-il.

“Bravo la Bourgogne”

Les deux marcheurs ont malgré tout relevé une note positive, en Bourgogne, où ils ont trouvé peu de masques à récupérer. “Bravo, c’est le numéro un sur notre trajet. Ailleurs malheureusement, on en a trouvé partout. On a trouvé des cimetières de masques. Il suffit qu’il y ait un courant d’air qui passe et il va ramener tous les masques sur un côté”, explique Frédéric.

Reportage du journal Le Paris – DR (Copyright Le Parisien)