Violences policières sur Michel Zecler : nouvelle vidéo d’un autre point de vue de l’agression

D’heures en heures, les images, les interviews et les reportages sur l’affaire des violences policières qu’ont subi Michel Zecler, producteur de musique à Paris, chez lui puis sur le trottoir, se succèdent les uns aux autres. On y a notamment appris par le ministre de l’Intérieur, chef de la police (ou “Premier flic de France” comme on nomme parfois les hommes politiques occupant ce poste), a déclaré qu’il souhaitait l’éviction définitive des trois policiers ayant frappé Michel Zecler chez lui. Darmanin a déclaré que les policiers responsables “avaient déconné”, une expression que l’avocate de la victime avait trouvé scandaleuse, car pour elle, ces policiers se sont comportés comme des délinquants (vidéo).

Toutefois, il faut préciser qu’il ne l’a fait que lorsque l’affaire est devenue médiatique, et non pas en interne. En effet, les policiers ont encore pu exercer pendant trois jours après les faits. Ils ont été suspendus qu’au moment de la diffusion du reportage par Loopsider.

Par ailleurs, une autre vidéo est sortie. La voici. Elle a été filmée par un voisin et fournie également par le média Loopsider, qui a révélé cette affaire de violences policières au grand public, tout comme les mensonges policiers dans le PV des événéments pour se protéger. On y voit des dizaines de policiers sur les lieux devant l’immeuble de Michel Zecler.

“Les policiers auraient vraiment pu le tuer”

Les images sont tout aussi choquantes que les images de la scène à l’intérieur de son appartemment qui ont déjà été diffusées largement. Le voisin qui a filmé, sur son balcon, a déclaré qu’il comprennait à présent que Michel ait déclaré que s’il était tombé à terre, les policiers auraient pu le tuer. ” Oui ils auraient pu le tuer”.

Dans cette nouvelle vidéo, on voit ce qui s’est passé sur le trottoir devant l’immeuble de Michel Zecler, la victime. Un nombre impressionnant de policiers venus sur place. On y voit les coups qu’il a reçu à l’extérieur, notamment par un des policiers en civil qui l’avait déjà frappé à l’intérieur. Michel Zecler crie “à l’aide” très fort, à plusieurs reprises.

Les autres artistes, neuf au total, ont également été frappé et insulté dehors. Ils ont du sortir du fait qu’une grenade lacrymogène ait été lancé. Le déploiement a été si fort qu’une voisine a déclaré au départ que “cela ressemblait à une opération anti-terroriste”. Or, il n’en est rien. Il s’agit d’une agression policière dévoilée par les images, et qui, sans elles, auraient fait passer la victime pour le coupable, puisque la justice prend par défaut pour argent comptant les versions de la police.

Pour revoir la première phase de l’intervention. Voici la vidéo (ci-dessous) de ce qui s’est déroulé à l’intérieur, juste avant la scène que l’on peut observer plus haut.