“On ne compte plus les cas où la police écrit des choses fausses dans leurs PV” (VIDEO)

Régulièrement en France, la question des violences policières revient sur le devant de la scène et est de plus en plus admise comme une réalité par des catégories de la population qui, pourtant, ont mis du temps à adopter ce terme. Les médias de services publics tels que France 2 emploient ce terme et reconnaissent par là cette réalité (qui est toujours niée par ailleurs par des responsables politiques, souvent de droite ou d’extrême-droite mais aussi par la majorité parlementaire, à savoir par les députés de LREM, hormis quelques exceptions).

Le média RT France est revenu sur la dernière violence policière en date, celle qu’a subi chez lui, le producteur de musique Michel Zecler le week-end dernier.

“La justice croit trop souvent les paroles des policiers”

Lionel Perrin, membre du Comité contre les violences policières, déclare en vidéoconférence : “la justice prend trop souvent les versions des policiers, dans ce genre d’affaires, comme une parole d’évangile”. Et c’est tout le problème, selon lui, et il ajoute : “S’il n’y avait pas eu d’images, on n’aurait pas eu la tête affligée du ministre de l’Intérieur, on n’aurait pas eu les déclarations des politiques (…)”. Tout cela, alors que le débat citoyen sur la loi Sécurité globale n’est toujours pas accepté (notamment son article 24 qui empêcherait de diffuser des images de violences policières et donc qui aurait conduit Michel Zecler derrière les barreaux, très probablement).

Pour Lionel Perrin, il s’agit d’un phénomène récurrent, il cite notamment le cas de Cédric Chouviat, autre cas choquant de violences policières, dont ODP news avait fait état.