Paris : la police chasse un campement de réfugiés avec violence et frappe les journalistes (VIDEOS)

Ce lundi 23 novembre, en soirée, une intervention de la police a suscité une vague d’indignation à Paris. On y voit les forces de l’ordre . Gérald Darmanin a été forcé de déclarer, en tant que “Premier flic de France” comme on qualifie parfois le ministre de l’Intérieur, que ces images étaient choquantes. Mais n’en est-il pas responsable, surtout quelques jours après le passage à l’Assemblée Nationale de la loi Sécurité globale, qui interdira notamment, avec son article 24 controversé, de diffuser des vidéos de la police ? Sa responsabilité est-elle vraiment nulle ?

Les événements ont donc eu lieu à Paris, et plus précisément sur la place de la République, ce lundi 23 novembre en soirée. Là, un campement de migrants venait tout juste d’être installé. Aussitôt les forces de l’ordre ont décidé d’intervenir et de démanteler ledit campement… avec une violence manifeste. Un journaliste de l’AFP, témoin de la scène, a déclaré que la police a fait usage de gaz lacrymogène, alors qu’il n’y avait aucune raison apparente pour le faire, selon d’autres commentateurs sur internet.

Ces migrants demandaient simplement des places d’hébergement d’urgence, et n’en recevaient pas… raison de leur action. Des images prises par des témoins ont été relayées sur les réseaux sociaux, pointant des abus de la part des forces de l’ordre. Le ministre de l’Intérieur français Gérald Darmanin a bien été amené à réagir face à ces faits de violence de la police. Il a écrit sur Twitter à ce propos : “Certaines images de la dispersion du campement illicite de migrants place de la République sont choquantes. Je viens de demander un rapport circonstancié sur la réalité des faits au Préfet de police d’ici demain midi. Je prendrai des décisions dès sa réception”.

Toutefois, Darmanin n’est pas très crédible aux yeux de certains puisqu’il a soutenu la proposition de loi de Sécurité globale, dont l’article 24 proscrit la diffusion d’images vidéo de la police dans ces actions et donc aussi des violences policières. La police dès le débat au Parlement de cette loi, qui avait suscité une indignation, semblait déjà vouloir empêcher les gens de filmer. Par ailleurs, à ce stade, il s’agit d’un simple tweet qui ne garantit rien sur les réelles sanctions des forces de l’ordre sur leur attitude violente.

Ce lundi 23 novembre, la police ne s’y est pas prise autrement que par la violence, non seulement sur les migrants, car elle a tout simplement frappé un journaliste du média Brut, Rémy Buisine. Vidéos ci-dessous.