Paris : la police use un canon à eau sur les manifestants contre la loi Sécurité globale (VIDEO)

Les manifestants étaient, cela est assez clair sur les images, pacifistes et ne montraient pas de signe de menace qui aurait pu être un prétexte, comme cela l’est régulièrement, de la police pour réagir en retour contre, ou “se défendre”.

Ici, d’après les images filmées en direct sur place par le youtubeur français engagé Gemil (dont la chaîne est Gemilchosesàtedire), on voit que les gens sont encerclés par les forces de l’ordre, non loin de l’Assemblée Nationale mais à plus d’une centaine de mètres tout de même. Cette manifestation était à la base pourtant autorisée par la préfecture de police et les autorités.

Canon à eau et éblouissement des filmeurs

Tout d’un coup, la police utilise son mégaphone et fait entendre son message : “Dernière sommation”. Le youtubeur qui se trouve alors à quelques mètres déclare qu’il n’a jamais entendu les précédentes sommations, puisque celle-ci est apparemment la dernière. Quelques instants plus tard, le canon à eau est utilisé, avec un jet puissant.

Plus loin encore dans la vidéo, on voit une personne trempée de la tête au pied qui a été touchée par le canon à eau et qui est manifestement blessée et atteinte.

Gemil par ailleurs explique dans cette vidéo d’une dizaine de minutes, qu’il a tenté de filmer la gendarmerie mais que des gendarmes l’ont ébloui en projetant des grosses lumières puissantes dans sa direction afin que les images qu’ils tournent ne donnent rien. Pour Gemil, ces derniers sont déjà en train d’appliquer la loi Sécurité globale (qui pourrait donc empêcher qu’on filme les policiers et gendarmes).

Cette vidéo ci-dessous pose question sur l’état de la démocratie en France et sur l’attitude des forces de l’ordre face au pouvoir et à la population.

Voici le compte-rendu des événements juste après qu’ils aient eu lieu par le même youtubeur, Gemil. Il alerte les personnes qui le suivent et qui discutent avec lui. Le vote de la loi est donc déplacé à aujourd’hui ce 18 novembre. Ugo Bernalicis (La France Insoumise) a pu l’obtenir, explique Gemil, qui a rencontré le député dans la manifestation.