France : l’homme ayant menacé des passants à l’arme à feu qualifié de “bon voisin adepte du nazisme”

L’homme qui a été abattu à Avignon ce jeudi 29 octobre dans la matinée est à présent qualifié comme étant un “bon voisin” mais adepte du nazisme” (sic). Un deux poids deux mesures, lorsqu’on constate comment sont qualifiés ceux ayant des comportements similaires mais appartenant à la communauté musulmane (ou s’en revendiquant). L’extrême-droite ne semble pas avoir droit à tant de critiques. Cela pose question sur la société française et son attitude face à cette communauté de croyants, comme l’a souligné le bloggeur “Bonjour Tristesse” mais aussi Justin Trudeau, premier Ministre canadien, directement à Macron.

L’enquête continue pour tenter d’expliquer ce qui a pu pousser Fabien Badaroux, 33 ans, à pointer son arme en direction des policiers d’Avignon, dans le Vaucluse, au sud de la France. Quatre d’entre eux ont fait feu. Dans le quartier du jeune homme, “on ne comprend pas” d’après ce qu’en dit le journal Le Dauphiné.

Cet homme d’extrême-droite manifestement, qui menaçait avec une arme à feu des passants a été abattu par la police, on le sait. Jeudi matin, il circulait avec une arme de poing, et aurait menacé les passants. L’homme est assimilé à un groupuscule d’extrême droite.

Réactions : un deux poids deux mesures ?

Pour le bloggeur et vidéaste (mais aussi et surtout comédien) Bonjour Tristesse, il est étrange que l’on qualifie un tel personnage de “bon voisin adepte du nazisme” et non de “terroriste suprémaciste blanc”. Le comédien pose la question de savoir s’il y a un deux poids deux mesures. Surtout lorsqu’on a vu comment a été qualifié le tueur de Notre-Dame de Nice.

Capture d’écran du post de Bonjour Tristesse sur cette affaire – DR

Justin Trudeau lui-même s’était étonné de la réaction de Macron suite aux caricatures de Charlie Hebdo qui ne lui semblaient pas opportunes ou bienvenues puisqu’elles ciblaient une nouvelle fois une communauté déjà très stigmatisée : la communauté musulmane.

*La photo de couverture n’est pas liée à l’affaire en question dans l’article, sert uniquement d’illustration