France : la gendarmerie violente une femme qui montre un papier prouvant qu’elle respecte la loi (VIDEO)

Les faits ont eu lieu en France, à Saint-Girons plus précisément. Dans cette ville d’Ariège, dans le sud du pays, une femme a été arrêtée, malmenée et menottée les mains dans le dos pour non port du masque. Le port du masque était manifestement obligatoire dans la ville… mais pas dans cette situation précise. La femme, mais aussi un homme à ses côtés, a montré un papier aux gendarmes disant qu’il et elle respectaient la loi en vigueur. Les policiers n’ont rien voulu savoir.

Derrière une échoppe dans la ville de Saint-Girons, un homme et une femme montrent à un gendarme qu’ils sont dans leur droit, que la loi est de leur côté et qu’ils n’ont pas à porter le masque dans le cas précis où ils se trouvent. Le gendarme en face d’eux semble n’en avoir que faire, et n’écoute pas leurs arguments. Il fait des signes de la tête, sans répondre un mot.

Ensuite, on voit la femme en question se faire soulever du sol et porter par plusieurs agents. La femme crie qu’elle n’est ‘”pas une criminelle”.

Le covid : un prétexte pour la restriction des libertés ?

La question peut se poser puisque, dans ce cas précis, la femme a montré un papier disant qu’elle n’était pas hors-la-loi et les gendarmes n’en ont pas tenu compte. Ils ne l’ont même pas lu, d’après les images fournies par un témoin qui a filmé la scène.

Par contre, le comportement des gendarmes pose question de savoir, de ce fait, s’il est vraiment légal. Impossible de le dire d’après les éléments à disposition mais il faut se le demander néanmoins.

Quand le témoin qui filme tente de se rapprocher pour filmer la scène, une gendarme est venue vers lui pour qu’il recule… et peut-être pour qu’il arrête de filmer trop près. Il a alors dit : “J’ai le droit de filmer“. Elle a confirmé cela, n’ayant pas le choix, puisque la gendarmerie et la police française dans son ensemble a beaucoup intimidé voire violenté des gens simplement parce qu’ils filmaient. Elle a même parfois crevé des yeux, comme avec Jérôme Rodrigues pendant une manifestation des Gilets Jaunes en janvier 2019.

“Gestes barrières non respectés par les gendarmes”

Quand le témoin qui filme a déclaré que les gendarmes arrêtant la femme, près de la camionnette où ils l’avaient emmené, a dit : “Vous ne respectez pas les gestes barrières”; la gendarme l’a alors repoussé avec plus de vigueur. “Vous reculez”, a-t-elle dit en avançant pour qu’il se pousse, peut-être pour éviter qu’il ne filme de trop près les actes de ses collègues.

Il est vrai que c’est justement à cet instant que les gendarmes ont tiré de force la femme arrêtée dans la camionnette, alors qu’elle se débattait. Un deuxième gendarme est arrivé vers l’homme qui filmait, alors qu’il y avait d’autres personnes autour, pour l’éloigner à environ cinq ou six mètres de là. Il a même mis, on peut le voir sur les images, sa main sur la caméra, tout en disant “Vous avez le droit de me filmer”.

Le comportement des forces de l’ordre est encore une fois pointé du doigt, comme c’est malheureusement souvent le cas.