Paris : des policiers dégainent leur pistolet sur la foule et violentent un homme sans masque (VIDEO)

Les images vidéo datent du 16 septembre dernier. On y voit un atroupement de gens et très vite, on comprend qu’au milieu de celui-ci se trouvent deux policiers (en civil) qui arrêtent un homme avec violence. Le motif de l’arrestation, d’après le site Actu.fr, est le non port du masque de cette personne. Ce qui a choqué, outre la violence envers l’homme en question, est que deux des policiers qui procédaient à l’arrestation ont dégainé leur pistolet de service et l’ont pointé vers la foule. Une méthode que certains qualifient de proche de celles des voyous.

Une interpellation mouvementée a eu lieu mercredi 16 septembre 2020 dans le 10ème arrondissement de Paris. Les policiers, très concernés par leur mission de contrôle de masque, ont violenté un homme qui semblait ne pas le porter. Autour, les passants se sont regroupés pour observer la scène. Il y aurait eu des jets de projectiles, d’après le journal Actu.fr. Les policiers en civil ont alors, pris d’une fièvre, dégainé leur arme de service en direction de la foule dans tous les sens. Le tout en violentant la personne interpellée comme s’il s’agissait d’un criminel.

Contrôle de masque

En civil, des policiers patrouillaient sur le boulevard de Strasbourg vers 17h30, mercredi après-midi à l’angle avec la rue de Jarry pour faire respecter le port du masque. « Ils ont vu un homme qui n’en portait pas », situe une source judiciaire à actu Paris. À l’instant où les policiers se sont approchés, « l’homme les a repoussés violemment, puis a résisté », assure cette source.

D’après la police, l’homme aurait mordu un des policiers. L’homme a été plaqué au sol par trois policiers. C’est à ce moment que plusieurs témoins de la scène ont formé « un attroupement d’une cinquantaine de personnes » autour des policiers. La suite du contrôle a été filmée par un journaliste canadien depuis sa chambre d’hôtel.

Armes pointées vers la foule

On y voit les agents en civil procéder à l’interpellation d’un homme, maintenu au sol. Un « liquide non identifié qui éclabousse la tête des policiers », visible sur la vidéo. C’est là que deux des trois agents de police ont alors dégainé leurs armes de service, d’abord en braquant la foule. Puis l’un des agents a rapidement pointé son arme vers le ciel, l’autre la braquant au sol. La scène a duré une quinzaine de secondes.

Obligation de faire un rapport expliquant la légitimité du geste

Les policiers devront faire un rapport sur la légitimité d’avoir pointé leur arme vers la foule.

Les règles légales encadrant les armes à feux chez les forces de l’ordre dissocient « l’emploi » de « l’usage » de l’arme de service. L’emploi équivaut à la manipulation sans tir de l’arme, comme dans cette vidéo, alors que l’usage correspond au tir. L’usage de l’arme par les policiers et gendarmes est strictement défini par cinq conditions dans le code de sécurité publique.

Dans le cas d’un emploi « simple », les fonctionnaires concernés doivent détailler en quoi leur geste est légitime. Une telle situation s’était déroulée près des Champs-Élysées fin décembre 2018 lors d’une manifestation des Gilets jaunes.