Liège : Alysson a mis fin à ses jours parce qu’elle ne s’en sortait plus depuis la crise du covid

Le covid tue bien sûr en tant que tel : c’est ce qu’on appelle la mortalité directe (et les personnes décédées de ce fait sont les victimes que ce virus a à son actif). Mais le virus a aussi des victimes “à son passif”. Dans cette catégorie, on compte toutes celles et ceux qui meurent, non pas du virus mais à cause du virus.

Parmi les morts le coronavirus a-t-il à son passif, on peut penser aux femmes et aux hommes qui ne seront pas bien soignés ou pas soignés à temps, dont l’opération a été reportée voire annulée. Il y a églament celles et ceux qui se retrouvent dans une situation de détresse totale, ou encore celles et ceux qui ont trop souffert durant les deux confinements.

Alysson le cas extrême de la détresse sur fond de covid

Dans la nuit de lundi à mardi, Alysson, a mis fin à ses jours. La jeune femme a tout perdu en quelques semaines. En août dernier, Alysson ouvrait son salon où elle exerçait le métier de barbière. Quelques mois après cette ouverture, le coronavirus a une nouvelle fois contraint le gouvernement à ordonner la fermeture des commerces dits “non-essentiels” (du moins pour les clients) et Alysson a dû fermer les portes de son salon.

Les aides des pouvoirs publics étaient bien insuffisants pour Alysson. Il y a quelques semaines, elle expliquait lors d’un reportage sur RTL-TVI, que sa comptable lui avait conseillé de jeter le gant. “Mais, j’ai mis tout ce que j’avais dans mon salon et je veux m’en sortir, quitte à travailler plus”. Des critiques de manque de soutien, ODP en entend un grand nombre, parmi les petites PME depuis le début de la crise sanitaire, à savoir en mars dernier.

Alysson venait d’avoir 24 ans. Elle n’est plus là. Elle représentera à l’avenir ces jeunes indépendants courageux, volontaires, mais fragiles  ; celles et ceux qui n’ont pas pu s’en sortir, confrontés à une crise sans précédent.