Covid : l’Europe reste toujours le foyer principal de l’épidémie (avec environ 284.000 cas par jour)

A ce jour de la mi-novembre, bien que ça aille mieux, le continent européen reste la région du monde qui note le plus fort taux de cas au quotidien. Et la progression est plus forte également qu’ailleurs sur le globe.

Au vu de la forte augmentation de cas dûs au covid aux États-Unis, la ville de New York se préparait samedi à refermer ses écoles, au moment où l’Europe reconfinée connaît un léger mieux sur le front de l’épidémie qui a causé plus de 1,3 million de décès dans le monde.

En Europe, les restrictions se multiplient, comme en Grèce qui a annoncé samedi la fermeture des écoles primaires et des crèches, ou au Portugal où un couvre-feu le week-end est entré en vigueur samedi.

Dans les autres coins de la planète, le nombre de contaminations augmente dans chaque continent, sauf en Océanie. Mais c’est aux États-Unis que la situation est la plus préoccupante : près d’un décès sur cinq a eu lieu dans ce pays, le plus endeuillé au monde avec 244 345 morts pour 10 739 614 cas.

Ville américaine la plus touchée par la première vague au printemps, New York a jusqu’ici résisté à son retour en force. Mais le taux de positivité des tests – longtemps resté proche des 1 % – augmente désormais quotidiennement et a dépassé vendredi pour la première fois le seuil critique des 3 %.

Le maire Bill de Blasio, qui avait rouvert les écoles publiques fin septembre selon un modèle partiellement présentiel, a appelé les parents d’élèves à “se préparer” à leur fermeture lundi.

Situation critique à New York

Le gouverneur de New York Andrew Cuomo avait déjà annoncé la fermeture dès 22 h des bars et restaurants.

Une mesure entrée en vigueur vendredi et globalement bien acceptée dans “la ville qui ne dort jamais”, où le déconfinement a été très progressif et où ces établissements fermaient déjà pour la plupart avant minuit.

“Il va falloir qu’on ferme tout”, a prévenu vendredi Michael Mina, épidémiologiste à Harvard, lors d’un point presse téléphonique. “Et si on ne ferme pas tout ou si on ne trouve pas autre chose à faire, Thanksgiving va conduire à une nouvelle explosion massive de cas.”

Mais dans sa première intervention publique depuis l’annonce de sa défaite samedi à la présidentielle – qu’il refuse de reconnaître – Donald Trump a fermement exclu cette hypothèse.

“Quoi qu’il se passe à l’avenir […] cette administration n’imposera pas de confinement”, a déclaré le président républicain. À la place, il a promis que la distribution des premières doses d’un vaccin pour les personnes à risque était “une affaire de semaines”.

Des chiffres qui se stabilisent 

Avec 284 000 nouveaux cas quotidiens, l’Europe est toujours la région enregistrant la plus forte progression, même si les nouvelles contaminations semblent désormais stabilisées (+1 %).

Les autorités écartent cependant presque partout l’idée d’un assouplissement de ces restrictions.

Malgré des signes de ralentissement en Allemagne, la chancelière Angela Merkel a ainsi estimé que l’épidémie allait a minima “nous occuper tout l’hiver”.

La France, l’un des épicentres de la deuxième vague, constate elle aussi un ralentissement des contaminations. Mais il est trop “fragile” pour envisager une levée des restrictions le 1er décembre.

Il va falloir “vivre avec le virus sur le temps long”, a averti le Premier ministre français Jean Castex.

En Italie, la situation s’aggrave. Dans la région de Naples, classée en “zone rouge” comme la Toscane, les hôpitaux sont débordés : on soigne parfois des patients directement dans leur voiture, tandis que d’autres agonisent dans des ambulances.

En Belgique, selon le dernier bilan provisoire de l’Institut de santé publique Sciensano, publié samedi matin, 14 106 personnes sont mortes depuis le début de l’épidémie. La barre des 14 000 décès a donc été franchie. Durant les sept jours allant du 7 au 13 novembre, il y a eu 486 admissions journalières en moyenne, soit 25 % de moins que la semaine précédente (565).

Actuellement, 6 762 personnes sont hospitalisées, une baisse de 4 %, dont 1 457 personnes sont en soins intensifs.

Le nombre de nouvelles contaminations recule encore. En moyenne, la semaine passée, il y avait 6 213 nouveaux cas, un recul de 48 % par rapport aux 7 jours précédents (9 062).