Ibrahima n’avait aucune de trace de drogue dans son corps, confirme l’autopsie

Ibrahima, le jeune de 23 ans mort samedi 9 janvier en soirée à la suite de son arrestation, est mort d’un arrêt cardiaque, selon les premiers éléments communiqués oralement à la famille, a indiqué mercredi en fin de journée Me Alexis Deswaef, qui la représente avec Me Guerric Goubau, à l’issue de la manifestation pour dénoncer le rôle de la police. Le rapport d’autopsie et les résultats des analyses toxicologiques n’ont pas encore été communiqués.

L’avocat de la famille Alexis Deswaef explique sur la fausse rumeur de prise de drogue de la victime : “On a dit à la famille que l’autopsie avait révélé une anomalie cardiaque et qu’il avait fait une crise cardiaque, mais on a aussi appris qu’il y aurait écrit dans le rapport d’autopsie que l’anomalie cardiaque ne peut pas expliquer à elle seule la cause de la mort (…) On devra encore questionner le légiste. Il a couru pour échapper au contrôle, mais c’était un joueur de foot de bon niveau”.

Pour Deswaef, on diabolise la victime

Des médias ont relayé une nouvelle selon laquelle Ibrahima, aurait ingéré de la drogue, ce qui expliquerait son malaise. Alexis Deswaef avance que leur source doit être issue des rangs policiers. D’après les premiers éléments dont il dispose, les examens toxicologiques n’auraient pas révélé la présence de drogue et l’autopsie n’aurait pas non plus permis de trouver des traces dans l’estomac d’une ingestion récente de stupéfiants. “C’est du ‘victim blaming'”, clame l’avocat. “Pour couvrir des collègues, on va transmettre des fausses informations à la presse pour noircir la victime”.

Alexis Deswaef précise que les images de vidéosurveillance ne montrent pas de violence, d’après les premiers éléments transmis. “La famille a vu des hématomes sur le corps à la morgue et avait l’impression qu’il pouvait s’agir de traces de coups, mais rien ne permet encore de dire à ce stade qu’ils ne sont pas liés à l’autopsie ou à la réanimation”, concède-t-il encore.

Ibrahima s’est senti mal dans la salle de fouille, s’est assis et s’est évanoui. Alexis Deswaef accuse en outre des policiers de l’avoir laissé au sol de 5 à 7 minutes, toujours selon les premiers éléments dont il dispose et qu’il a pu consulter.