L’Horeca bruxellois en colère sur le gouvernement : “Il nous laisse mourir à petit feu”

La Fédération de l’Horeca de Bruxelles se déclare au bord du gouffre. “Nous avons vécu une année horrible”, dit-elle. Elle a appelé ce jeudi 7 janvier à l’aide du gouvernement de la région bruxelloise. Pour les travailleurs des bars, des restaurants, des hôtels, les aides données par les pouvoirs publics ne suffisent pas… pas du tout.

Des représentants du secteurs disent : “Nos hôtels bruxellois ont perdu plus de 75% de leur chiffre d’affaires, 80% d’entre eux sont fermés. Les touristes ont déserté la capitale”, déplore la Fédération dans un communiqué. “Nos restaurateurs ont vu leur chiffre d’affaires diminuer de 80% et plus de 90% pour les traiteurs événementiels. (…) A cette date, plus de 3.000 salariés ont perdu leur emploi. Nous craignons la perte de 10.000 emplois durant cette année 2021”.

Pour la Fédération Horeca, l’aide du gouvernement bruxellois à hauteur d’une vingtaine de millions d’euros représente “une goutte d’eau par rapport aux pertes subies”. “Les importantes entreprises de restauration, cafetiers, traiteurs, etc. (…) n’ont été soutenues qu’à hauteur de 7.000 euros par établissement. Une micro-gouttelette dans une mer de dette et de charges.”

De plus, des crédits ont été accordés à certaines entreprises durant la période de réouverture, et doivent à présent être remboursés. Or, l’horeca est toujours à l’arrêt. “Aujourd’hui, vous nous laissez mourir à petit feu”, écrivent les professionnels au gouvernement bruxellois, à qui ils demandent une réunion d’urgence pour soutenir le secteur de l’Horeca.