Raclette policière en temps de covid : les policiers devront peut-être payer 28.000€

L’enquête sur cet événement qui a défrayé la chronique il y a peu est toujours en cours. C’est le parquet de Bruxelles qui s’en charge. Il s’agissait d’une “raclette party” organisée par des policiers de la zone Ouest de la capitale belge. L’indignation avait été forte lorsqu’on mettait en comparaison les violences policières ou excès de zèle, comme cela a eu lieu à Tournai, Waterloo ou à Bruxelles et ce, parfois à l’intérieur même des domiciles.

Sur les réseaux sociaux, on parle des policiers présents de la “brigade gourmet”. C’est ainsi que ces policiers sont désormais surnommés depuis qu’une photo d’un repas raclette partagé le 25 décembre dans un commissariat de la zone. Cela peut faire sourire mais la situation n’est pas anecdotique, et est révélatrice du deux poids deux mesures que s’autorisent à pratiquer les représentants de la loi, et qui en sont le bras armés.

La police se sent-elle au-dessus des lois ?

Des violences policières ont eu lieu pour moins que ça, parfois dans des propriétés privées, où des personnes se sont retrouvées ensanglantées par les coups de la police.

La semaine passée, ODP news avait fait état la mise à l’écart du chef de cette brigade par la direction de la police de la zone Ouest. Il avait été suspendu, tout comme plusieurs de ses collègues qui avaient été présents à cet événement qui ne respectait pas les règles sanitaires de la lutte contre le covid, règles que les policiers – notamment de cette zone – se montraient si prompts à faire respecter parfois avec intransigeance.

La question se pose : les policiers se sentent-ils au-dessus des lois ? Il faut dire que la justice est parfois clémente avec la police (on l’a vu notamment dans le procès Mawda où le policier risque une peine bien moins lourde que le passeur et le conducteur de la camionnette, bien que ce soit lui qui ait tiré sur la fillette, au point de même la protéger). Là, elle a tout de même décidé d’agir.

Une enquête disciplinaire est en effet en cours et la direction de la zone prend l’affaire très au sérieux. Le chef de brigade de la police de la zone Ouest risque gros. Ils ont été pris la main dans le sac et vont devoir en assumer les conséquences judiciaires et financières. En effet, le montant de l’amende pourrait bien s’avérer très salé, car il peut monter jusqu’à 28.000 euros !