Belgique : les travailleurs et travailleuses du sexe lancent un appel aux dons pour leur survie financière

En Belgique, Utsopi (l’Union des travailleuses et travailleurs du sexe organisés pour l’indépendance) a tiré ce vendredi 13 novembre la sonnette d’alarme. En effet, alors que la deuxième vague de la pandémie de covid est bien là et bien présente, ces professionnels du sexe ont dû cesser leur activité. Ils et elles ne disposent plus d’aucun revenu financier. L’association lance dès lors une “cagnotte de solidarité” pour les soutenir. Leur situation est critique.

Le virus a rongé leurs économies qui a fondu comme peau de chagrin, depuis le début de l’épidémie, au printemps dernier. Alors que nous sommes à présent à la fin de l’automne, les travailleurs et surtout les travailleuses (car la majorité sont des femmes) du sexe se retrouvent donc bien démuni-e-s. Surtout qu’elles n’entrent la plupart du temps pas dans les conditions prévues par l’État pour obtenir un revenu compensatoire via le droit passerelle ou le chômage temporaire. “Utsopi a reçu davantage de demandes d’aide ces dernières semaines que tout au long des trois mois du premier confinement”, précise l’organisme en question.

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Les professionnels du sexe ne parviennent plus à honorer leur loyer, régler leurs frais médicaux et doivent recourir à des chèques alimentaires pour se nourrir. Ils sont les “grands oubliés de la crise”, déplore l’union.

Utsopi a lancé vendredi une “cagnotte de solidarité” via sa page Facebook et ses partenaires sur les réseaux sociaux. Pour eux, il faut contrer cette urgence. Les citoyens peuvent faire un don, qui servira à l’achat de nourriture, au paiement des soins médicaux de base et à l’hébergement d’urgence pour les travailleurs et travailleuses expulsés de leur logement, entre autres.

*La photo de couverture ne sert que d’illustration et n’est pas liée stricto sensu à cette actualité