Bruxelles: la police se déploie en masse pour disperser une manifestation de ressortissants guinéens (VIDEO)

Une bonne centaine de ressortissants guinéens manifeste ce jeudi depuis 12h15 environ à proximité de l’ambassade de Guinée située boulevard Auguste Reyers à Schaerbeek, a indiqué la porte-parole de la police de Bruxelles-Nord (Schaerbeek, Evere et Saint-Josse-ten-Noode) Amal Ihkan.

Un canon à eau contre les gens

La police a maintenu les manifestants à une certaine distance de l’ambassade et appelle à la dispersion en raison des mesures pour limiter la propagation de l’épidémie de Covid-19. Un canon à eau a été utilisé pour éloigner les manifestants, “en raison des règles sanitaires”. 

Le groupe a préalablement manifesté vers 11h00 devant le Berlaymont, au 200 de la rue de la Loi, dans le quartier européen à Bruxelles. Il était alors composé d’une septantaine de personnes selon l’estimation de la police de Bruxelles-Ixelles.

Les forces de l’ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour les repousser sur la petite rue de la Loi, entre le rond-point Robert Schuman et l’avenue de la Joyeuse entrée, lieu qui est considéré comme une zone de libre expression pour les questions européennes. 

Quatre personnes arrêtées administrativement

Le rassemblement a pris fin vers 11h50. Plusieurs groupes de 30 à 40 personnes s’étaient déjà rassemblés mercredi après-midi, entre 13h00 et 16h30, devant l’ambassade de Guinée à Schaerbeek. La porte de l’ambassade avait été dégradée. La police de Bruxelles-Nord avait alors procédé à l’arrestation administrative de quatre personnes.

Un manifestant avait posté un message sur Twitter dans lequel il expliquait vouloir demander des comptes à l’ambassadeur pour les personnes tuées dans son pays. Ces manifestations spontanées à Bruxelles surviennent en marge de l’annonce des résultats partiels des élections présidentielles en Guinée, qui donnent vainqueur le président sortant Alpha Condé. Des personnes ont été tuées dans des heurts entre les forces de l’ordre et des partisans de l’UFDG, principal parti de l’opposition, qui se dit victime d’une fraude.