“Je n’arrivais plus à respirer”, dénonce une militante d’Extinction-Rebellion arrêtée par la police de Bruxelles

La militante d’Extinction-Rebellion qui a été arrêtée par la police de Bruxelles-Capitale-Ixelles se plaint avant tout d’avoir eu sa respiration coupée à deux reprises par son anorak fermé quand les policiers l’ont soulevée du sol. “Je leur ai dit: ‘Je ne peux pas respirer'”, souligne la victime. “Ils m’ont alors laissée tomber comme un sac par terre, ce qui m’a permis de respirer 15 secondes, puis ils m’ont repris à nouveau“.

Par ailleurs, elle se plaint d’avoir des douleurs au niveau des côtes. Selon le témoignage d’un activiste dans le véhicule de police, “elle a été jetée tête la première dans le camion, avec les mains colçonnées dans le dos. Elle a atterri à plat ventre, heurtant les marches de plein fouet. Elle est restée immobile sans répondre pendant plus d’une minute, puis a été soulevée et violemment insultée après qu’un policier l’ait reconnue pour d’autres actions: ‘Encore elle! Y’en a marre…’

La femme s’est rendue aux urgences après sa libération, mais l’attente était trop longue pour elle. Elle a rendez-vous chez un médecin mardi.

Ce soir-là, il y avait plusieurs femmes d’un certain âge, même si j’étais la plus âgée“, remarque la victime. “Il n’y a eu aucune tentative de rébellion. C’était de la violence gratuite“, ajoute-t-il.

Un porte-parole d’Extinction-Rebellion souligne que les actions de ce marathon quotidien autour de la formation du gouvernement sont toujours particulièrement pacifiques. “Chaque soir nous avons été systématiquement muselés, même quand nous nous tenions hors de la zone neutre, au palais d’Egmont. Aujourd’hui, la réponse des autorités est la violence policière et une hospitalisation. Est-ce ça votre plan ?“, interroge-t-il. De quoi ternir une fois encore l’image dégradée de la police par ces violences précédentes et régulières.

*La photo n’est utilisée qu’à des fins d’illustration, ne montre pas les faits décrits dans l’article.