“Il faut interdire les plages et punir les bagarreurs” dit le ministre de l’Intérieur, sans parler des policiers (VIDEO)

Après les incidents de ce samedi 8 août sur la plage de Blankenberge, une réunion d’urgence (en commission) s’est tenue ce mardi matin à la Chambre des représentants où le ministre de l’Intérieur Pieter De Crem était présent pour “faire le point” sur les événements. Ce dernier veut interdire les plages aux “fauteurs de troubles”, aux “bagarreurs”. La question est savoir comment les reconnaitre. Est-il favorable au profilage au faciès comme le faisait la police de Blankenberge à la sortie des trains à la gare le 9 août ? Ou à une discrimination anti-pauvre, puisque ce sont eux qui viennent seulement pour une journée et qui prennent le train ?

La Commission de l’Intérieur s’est réunie en urgence à la Chambre pour revenir sur les événements de ce samedi 8a août à Blankenberge. Une bagarre avait éclaté en plein après-midi sur la plage, parce que d’après certains jeunes, des “flamingants” auraient eu des comportements racistes à leur égard, ce qui les avaient amenés à réagir. La police n’avait pas arrêté les potentiels racistes violents mais s’était concentrée sur eux seulement. Il est vrai que deux images vont dans leur sens (dans la vidéo ci-dessous).

Lorsqu’on regarde à 0:03 (troisième seconde de la vidéo), on voit qu’un homme pousse un autre (noir) devant la police sans qu’il n’ait de problème. Aussi, de 3min04 à 3min24, on voit, à la sortie d’un magasin, sur la digue, une bagarre entre une personne blanche et une noire. Les policiers ont tenté de calmer le blanc et s’en sont pris à la personne noire, allant jusqu’à l’étrangler et la pousser par terre avec violence.

Le ministre s’est concentré sur les jeunes pas sur les actions de la police

Après cette journée, trois Bruxellois ont été présentés au juge d’instruction et plusieurs villes balnéaires ont annoncé fermer temporairement leur accès aux touristes d’un jour.

Le ministre de l’Intérieur, Pieter De Crem (CD&V) a réclamé ce mardi matin une punition “ferme et sévère” à l’encontre des responsables de la bagarre. Il s’est dit favorable à une “interdiction de lieu, locale ou généralisée à l’ensemble de la côte pour les fauteurs de troubles, comme on le fait avec les hooligans dans le football”, rapporte la RTBF. En revanche, le ministre a reconnu qu’il n’est pas souhaitable de sanctionner tous les touristes d’un jour souhaitant se rendre à la Côte belge pour les actes de certains jeunes.

Une autre aura lieu ce mardi 18 août dans l’après-midi entre Pieter De Crem, le ministre de la Mobilité François Bellot, les bourgmestres des communes côtières, la Gouverneure de Flandre Occidentale et la SNCB, pour discuter d’une éventuelle adaptation de l’offre de trains vers la mer, comme nous l’apprend BX1.

La police fédérale sera appelée

La question de la restriction des libertés publiques peut se poser. La police fédérale en renfort peut en être un signe. Par ailleurs, l’acteur l’a souligné, avec ce qu’il considère comme une discrimination anti-pauvre. Il a écrit sur Facebook (cf image ci-dessous).