Justice : le policier qui a tiré sur Mawda, 2 ans, sera jugé pour homicide involontaire

Ce mercredi 8 juillet, lors du règlement de procédure dans le cadre de l’affaire Mawda, la Chambre du conseil de Mons a décidé de renvoyer le policier, V., qui a tué la petite fille. Il devra se présenter devant le tribunal correctionnel de Mons pour répondre d’un homicide involontaire.

La partie civile est déçue du chef d’inculpation retenu

Maître Selma Ben Khelifa, avocate des parents de la petite fille a déclaré : “Nous sommes déçus car nous sommes convaincus qu’il y a eu un tir volontaire”.

L’avocate des parties civiles a tenté de convaincre la Chambre, mais finalement sans succès, lors de l’audience à huis clos du mercredi 8 juillet en matinée. Selma Ben Khelifa précise : “Nous soutenons que c’est un homicide volontaire parce que, en tirant sur la camionnette, le policier a fait un geste potentiellement mortel, disproportionné par rapport à la fuite”.

De son côté, Maître Laurent Kennes, qui est l’avocat du policier montois dont les initiales sont V., a montré son désaccord avec cette lecture du dossier. Il a dit que son client “n’a jamais eu l’intention de tuer”. Par ailleurs, “son but était de viser les pneus de la camionnette”, a-t-il ajouté.

L’absence de formation du policier en matière de course-poursuite sera débattue lors du procès qui devrait avoir lieu assez rapidement.

Rappel des faits

Le 17 mai 2018, la petite fille de deux ans avait été tuée lors d’une course-poursuite sur l’autoroute. Des policiers dans leur voiture avait pris en chasse une camionnette. Le policier, V., avait tiré dessus à balles réelles sur la camionnette dans laquelle se trouvait une vingtaine de réfugiés qui voulaient aller en Angleterre 8 juillet, les parties civiles ont demandé à la chambre du conseil de requalifier les faits en meurtre, lors du règlement de procédure. La chambre ne les a pas suivies.

De plus, le chauffeur de la camionnette et le passeur sont toujours en détention préventive, à ce jour.