Covid : la famille de Mohamed Nahi a porté plainte contre Colruyt, où il travaillait

Mohamed Nahi, cet employé de 32 ans du supermarché Colruyt situé dans la commune de Forest (Bruxelles, Belgique) est décédé à 32 ans du Covid-19, laissant une femme et deux enfants derrière lui. C’était au début du mois d’avril dernier. Les membres de la famille de Mohamed Nahi ont estimé que l’enseigne de magasins n’avait pas pris suffisamment de précaution pour protéger son personnel face à la pandémie qui battait alors son plein.

La famille a donc déposé plainte auprès du parquet de Bruxelles contre Colruyt pour ne pas avoir pris toutes les mesures adéquates pour éviter que le virus ne touche ses employés, dont Mohamed Nahi, qui en fut victime et en décéda. C’est ce qu’a déclaré l’avocat des proches de la victime, Me Abdelhadi Amrani, selon une information diffusée jeudi 25 juin par le Bruzz et confirmée à Belga.

“Colruyt ne lui avait pas permis de porter le masque et les gants”

Le beau-frère de Mohamed Nahi a déclaré que le patron du supermarché Colruyt de Forest n’avait pas permis à la victime de porter de masque, ni de gants au travail, bien qu’il respectait scrupuleusement les mesures de protection par ailleurs. Ce dernier dit aussi que quand il était infecté, plus de la moitié des employés de ce magasin avait été mise en quarantaine à domicile. Ce dernier point est démenti par le groupe Colruyt. Ce dernier dément également les arguments de la famille, clairement : “Depuis le début de l’épidémie de coronavirus, nous avons toujours suivi strictement les recommandations du gouvernement. Il n’y a jamais eu d’interdiction de porter de masque buccal pour nos collaborateurs en magasin“.

Colruyt Group ne souhaite pas commenter davantage cette affaire juridique en cours, “par respect pour les proches de la victime” (sic). “Nous avons essayé à plusieurs reprises de contacter la famille et lui avons offert un soutien psychologique de la part de notre service médical”, a tenu à spécifier le groupe. “Cependant, la famille n’a pas répondu à cette demande”.

L’auditorat du travail aurait ouvert une enquête après une plainte de la famille il y a à peu près un mois, en mai dernier.