Coronavirus et prostitution : l’Union des Travailleuses du Sexe interpelle la Première Ministre belge sur leur emploi

L’UTSOPI (l’Union des Travailleur du Sexe Organisés pour l’Indépendance) a alerté la Première Ministre Belge, Sophie Wilmès, sur la situation des travailleurs et travailleuses du sexe (dits les “TDS”). Le message est clair : “Nous ne disposons à ce jour d’aucune information quant au sort des travailleur du sexe et une éventuelle reprise de leur activité. “

L’UTSOPI s’inquiète de cette situation, qui dure et qui est “un peu plus grave chaque jour“ (sic). En effet, les travailleurs et travailleuses de sexe sont sans revenus et sans ressources, pour “parfois juste s’alimenter et survivre.” L’UTSOPI est parvenue à leur venir en aide via des dons provenant de particuliers ou d’associations humanitaires, Mais cela ne suffit plus.

Nombre d’entre ces femmes (car elles forment évidemment la grande majorité des travailleurs du sexe) sont tombées dans la précarité, pire encore qu’auparavant. Il est précisé dans le communiqué que ”des mères isolées avec enfants ne sachant plus faire leurs courses, des personnes transgenres doublement si pas triplement stigmatisées, sans solution d’hébergement, des femmes migrantes dans des situations d’exploitation et de coercition sans aucune perspective d’avenir, des hommes et des femmes ne sachant plus finir le mois et payer leurs charges, voilà le quotidien de l’ensemble des TDS depuis le début de cette crise. ”

L’association dénonce l’absence de réponses à ses questions et ses requêtes de survie, car il semble s’agir bien de cela : “Combien de temps devrons-nous compter sur les distributions alimentaires ? Que dois-je direà mon propriétaire ? Quand pourrais-je de nouveau gagner de l’argent ? Comment dois-je faire pour payer le loyer de ma « vitrine »? Que répondre à mes clients ? Et pour moi, le déconfinement, ce sera quand ?

L’Union des Travailleuses du Sexe demande une plus grand considération pour les prostitué.es ainsi que des informations sur une date de reprise de leurs activités, faute de quoi, elle craint une catastrophe économique, où “les TDS en Belgique vont mourir, non pas du COVID-19, mais de faim, de froid et de suicide.

La situation est en effet interpellante.