Un policier suspendu après des violences sur un réfugié à Bruxelles

Dans l’attente des résultats de l’information judiciaire ouverte, un des policiers impliqués dans le contrôle dénoncé comme violent d’un réfugié, mardi en soirée près de la place Aneesseens à Bruxelles, a été suspendu, rapporte une dépêche de Belga.

Ce mercredi après-midi, «quatre policiers ont été interpellés et privés de liberté», a précisé plus tôt dans la journée le porte-parole du parquet de Bruxelles Denis Goeman. Ils ont été libérés après audition.

Le service des affaires internes de la zone de police locale de Bruxelles-Ixelles a ouvert une enquête interne dès le lendemain des faits. «L’information judiciaire est dans les mains du parquet de Bruxelles», a expliqué Ilse Van de keere. «Tant le plaignant que les 4 inspecteurs de la zone de police ont été entendus par le service des affaires internes de la zone dans le cadre de cette information. Dans l’attente des résultats de cette enquête, un inspecteur a été suspendu temporairement comme mesure d’ordre. Vu l’enquête judiciaire en cours, aucun commentaire de plus ne sera donné pour le moment».

Rappel des faits

L’intervention en cause concerne un réfugié soudanais qui aurait été brutalisé par des policiers mardi soir, vers 22h15, à hauteur de la place Anneessens à Bruxelles. Un témoin présent sur place a publié une vidéo sur les réseaux sociaux, relatant l’agression. Ce dernier a entre temps supprimé la vidéo.

Mehdi Kessou, porte-parole de la plateforme de soutien réfugiés, rapporte sur sa page facebook qu’une patrouille s’était brusquement arrêtée après avoir vu un jeune homme s’encourir à son approche. Une dizaine de policiers auraient alors procédé à un contrôle musclé et lui auraient cassé son téléphone.

Les policiers l’auraient embarqué dans une camionnette et l’auraient fait descendre moins de 30 minutes après, au niveau de la rue des Fabriques. L’homme contrôlé, qui tentait de rejoindre un hôtel mis à disposition des sans-abri pour y passer la nuit, a été trouvé assis au sol, en larmes. Il a déclaré avoir été gazé par les policiers. Il s’est rendu aux urgences pour faire constater des lésions multiples à l’œil et en d’autres endroits du corps.

Une plainte au comité P a été déposée par la plateforme de soutien aux réfugiés.

Publiée par Mehdi Kassou sur Mercredi 22 avril 2020

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *