Contrôles sanitaires : la police frappe plusieurs personnes à leur domicile à Tournai (Belgique)

Ce vendredi soir (1er janvier) a eu lieu une intervention de police à Tournai (Belgique). Elle avait été appelée pour un tapage nocturne. Les policiers en ont profité pour faire usage de violence, pour “non respect des règles covid”. Les occupants de la maison ont été frappé et ont dit que les policiers ont exhibé leurs armes à feu. La police dit aussi avoir été frappée, et nie l’exhibation d’armes à feu, ce qui est repris – comme toujours – par le parquet. Le comité P (police des polices) devrait être saisi.

Une “bagarre” a éclaté entre des policiers et les occupants d’une habitation, a indiqué lundi le parquet de Tournai. “Aucune arme a feu n’a été exhibée“, précise-t-il. Il s’agit bien évidemment d’une reprise de la parole des policiers. Les policiers ont intérêt a priori à soutenir cette thèse pour éviter des ennuis. Il faut rappeler que des policiers par le passé ont déjà été pris à de fausses déclarations (notamment avec l’affaire Mawda où la police a changé plusieurs fois de version mais également en France avec l’affaire Michel Zecler, avec un faux en écriture sur PV, qui a été démasqué par les vidéos de la scène, sans lesquelles la victime n’aura pas été crue). Les occupants, eux, disent le contraire. Ces derniers n’ont pas d’intérêt spécial à affirmer ce fait. La prudence dans la version de la police doit être de mise.

Ce vendredi 1er janvier, peu avant minuit, la zone de police du Tournaisis a été appelée à intervenir pour des nuisances sonores rue Cottrel à Tournai. Lors d’un premier contact avec les occupants de l’habitation, un homme aurait tenté de porter un coup à un policier, explique Frédéric Bariseau, premier substitut du procureur du roi. Cela reste à confirmer.

Plainte au Comité P

Le ton est vite monté entre les deux parties et des coups ont été portés en dehors de l’habitation. les occupants de l’habitation dénoncent des brutalités policières et assurent que des armes à feu ont été exhibées. Ils ajoutent qu’ils porteront plainte auprès du Comité P, le comité permanent de contrôle des services de police – équivalent de l’IGPN en France.

Aucune arme de poing n’a été exhibée par les policiers lors de l’intervention. Seules des matraques ont été utilisées pour déstabiliser ou maîtriser les individus“, précise le magistrat, répétant la version policière mais sans démontrer (du moins à la presse la véracité de cela).

Ce sont les occupants qui en ont payé les conséquences. En effet, deux hommes ont fait l’objet d’une arrestation administrative et ont été emmenés au commissariat. L’un d’eux s’est plaint de douleurs au poignet et de problèmes respiratoires, avant d’être transporté à l’hôpital.