La police dit qu’elle s’est défendue “face à des hystériques” or la vidéo montre autre chose (VIDEO)

La vidéo dans laquelle on voit une personne se faire violenter par des forces de police à Waterloo a fait le tour des réseaux sociaux et a suscité l’indignation d’une bonne partie des commentateurs. Un procureur du roi a même dû dire que les dérives ne pouvaient être acceptées de la part de la police dans un Etat de droit. La police s’est défendue en donnant un argument brinquebalant : “”Quand vous êtes confronté à des hystériques, vous n’avez pas souvent le choix des moyens”, or dans la vidéo, on voit que c’est bien la policière qui ne voulait pas être filmée qui a commencé à s’en prendre à la personne qui filmait (ce qui n’est pas interdit par la loi).

La ligne de défense de Vincent Gilles président du syndicat de police SLFP, est pour le moins surprenante. Il déclare, au sujet des violences policières filmées dans un domicile au motif d’un contrôle covid : “Cette image de la police qui en prend un coup, c’est parce que vous voulez lui donner un coup“. Sous-entendu, ce sont les médias et les réseaux sociaux qui diffusent les images de violences policières qui donnent une mauvaise image de la police, non les policiers eux-mêmes. Une position difficile à tenir.

Vincent Gilles estime aussi que les images massivement partagées sur les réseaux sociaux d’un contrôle Covid ayant mal tourné à Waterloo n’ont aucune raison de nuire à l’image des forces de l’ordre.

Rappel des faits : c’était le vendredi 18 décembre, à Waterloo, lorsqu’une patrouille de police débarque au domicile d’une famille, qui enfreint visiblement les règles anti-Covid. La mère de famille, indignée, décide de filmer la scène, jusqu’à faire perdre leur sang-froid aux forces de l’ordre qui disent aussi avoir subi des violences lors de l’intervention. Les images des événements, ont depuis massivement tourné sur les réseaux sociaux tandis que l’enquête destinée à clarifier les faits suit son cours.

“La femme en sang est peut-être tombée toute seule”

Vincent Gilles déclare que la vidéo a été manipulée (du fait des textes insérés). Une défense non recevable car les images sont à séparer des textes insérés et sont à prendre séparément. Et aucun montage dans la vidéo n’a été observé.

Ni vous ni moi ne savons ce qui s’est passé. La seule personne qui le sait est le procureur du roi, il a tous les éléments, il a auditionné toutes les personnes concernées et jusqu’à preuve du contraire, il abonde dans le sens policier. Je crois qu’on ne peut pas taxer un procureur du roi d’injustice“, poursuit le syndicaliste.

Les images sont pourtant équivoques. La mère de famille est allongée au sol, plaintive, on aperçoit aussi du sang sur le bitume, elle supplie les policiers d’arrêter. Pourtant, la vidéo la plus partagée sur les réseaux sociaux est le fruit d’un montage, et n’est donc pas neutre selon Vincent Gilles. Apposés sur la vidéo, des éléments textuels permettent aux internautes de comprendre le contexte et c’est cet élément qui atteste “que le réalisateur a une intention et n’est pas objectif“, dit-il.

Il est aussi à noter que le médecin ayant examiné les victimes s’est indigné d’une violence policière manifeste sur les réseaux sociaux.