Belgique : ils dénoncent les contrôles au faciès de la police sur les réseaux sociaux

Les collectifs et associations antiracistes en Belgique telles que le MRAX (entre autres) ou Bruxelles Panthères dénoncent régulièrement les réseaux sociaux et dans des événements auxquels ils participent (ou qu’ils organisent parfois) la problématique des contrôles au faciès. Hormis ce champ de militant bien conscient de la question en cause et de ses articulations, il y a régulièrement aussi des publications sur les réseaux sociaux de témoignages de personnes expliquant en avoir été victime. En voici deux, datant d’il y a peu.

Le 16 décembre, on pouvait lire une histoire typique de ce qui peut illustrer le contrôle au faciès en Belgique (mais il en va de même en France, comme le dénonce aussi le collectif Adama, par exemple, ou la Ligue des droits humains) : “Je suis contrôlé plus que mes potes, on me demande régulièrement mes papiers”.

Comme s’il en était besoin, le témoin révèle : “Je suis belge, j’ai des papiers, un nom de blanc mais j’ai peur. Je baisse la tête, je ne fais pas de vagues. Surtout ne pas faire de vagues. Ne rien dire, baisser la tête. Je suis né en Belgique, mon père est belge, ma mère est congolaise. Je suis étudiant en histoire de l’art. Je suis métisse.” Et il ajoute : “Je ne fais pas de vagues lorsque je suis avec mes potes et que je suis le seul à qui on demande ses papiers. Je pourrais me mettre en colère, hurler à l’injustice. Je ne fais pas de vagues parce que j’ai peur. Parce que ma mère m’a élevé comme ça. Ne fais pas de vagues mon fils.” Certains internautes ayant partagé la publication en disant que c’est ça “Etre racisé en Belgique… en 2020…”

Autre témoignage de contrôle au faciès

Dans les commentaires de cette même publication, on a aussi pu lire, ce même 16 décembre : “Hier, un pote medecin (le heros des applaudissements de 20h, là..) s’est fait contrôler devant un night shop (…)”. Elle évoque là aussi un contrôle au faciès. Le texte se poursuit en mentionnant que le policier “a reniflé son café” Puis elle écrit : “Et quand mon pote a dit qu il ne faisait rien d illégal, [le policier lui a dit] “vous expliquerez ça au juge”.

Pour conclure, la même internaute termine en soulignant que cela n’est pas un fait isolé : “C’est pas la premiere fois, surtout depuis le printemps… ce type soigne et sauve des vies tous les jours et c est ca qui l’attend a la sortie du boulot… c est juste gerbant.”

La question du racisme structurel est une nouvelle fois posé à travers ces deux commentaires.

*La photo de couverture sert uniquement d’illustration, n’est pas liée aux témoignages ci-dessus